Hier soir, j'étais à Strasbourg pour le concert des cowboys fringants. Il y a un an et demi déjà que je les avais vus pour la première fois, mais je ne connaissais alors que très peu de chansons et l'album "L'expédition" n'était pas encore sorti.

Dans le Zénith surchauffé de Strasbourg, et en compagnie de deux ou trois milliers d'autres "cousins fringants", nous avons été transportés par l'énergie communicative du groupe québecois pendant deux bonnes heures. Je n'ai pas le temps de faire un commentaire détaillé de l'ensemble du concert, je vais donc me contenter de vous livrer mes impressions et remarques en vrac.

Déjà, il faut saluer la performance des musiciens. Je sais, j'ai déjà dit la même chose de ceux de Bénabar, il y a deux semaines. Mais cela n'en reste pas moins vrai. Le batteur, le bassiste, la violoniste/accordéoniste/multi-instrumentistes, méritent tous une mention spéciale pour leur talent et leur énergie. C'est inhumain d'être bon à ce point.
Même le chanteur Karl a un débit de parole qui est à lui seul une performance, car la plupart des chansons sont scandées sur un tempo endiablé, ce qui décuple leur portée revendicative. Les chansons des cowboys sont avant tout des chansons à texte, écolos et anticapitalistes. Ce n'est pas pour rien que chaque place de concert, comme chaque CD vendu, donnera lieu à la plantation d'un arbre, à travers la fondation des cowboys fringants, une façon de compenser des dégâts écologiques de leur activité et notamment de leur tournée.

Le spectacle est coupé en deux par un entracte d'une quinzaine de minute qui a coupé un peu l'ambiance à mon goût. Heureusement la deuxième partie musclée a rapidement réchauffé le public, finalement chaud bouillant au point de continuer à chanter en chœur la dernière chanson du spectacle dans le hall du Zénith, encore une vingtaine de minutes après la fin.

L'ambiance était exceptionnelle. Je n'ai pas souvenir d'avoir connu ça par ailleurs. Un moment d'une grande intensité, partagé avec une poignée d'amis et néanmoins commentateurs réguliers du blog qui vous livreront peut-être leurs impressions ci-dessous pour compléter mon avis.

Quelques vidéos officieuses sont déjà en ligne, malgré un service d'ordre un peu intégriste sur les portables (et les capsules de bouteille). Mais cela ne donne qu'une vague idée de ce qui peut se passer dans une salle de concert avec les québecois sur la scène.