Trois enfants dans la ville (partie 8 - mes fiches de lecture de vacances)

L'homme à l'envers de Fred Vargas et les transsibériennes de Jacques Lanzmann

Les vacances furent aussi l'occasion de lire un tout petit peu plus que d'habitude, notamment dans le train. D'où l'intérêt de ne pas partir en bagnole.

Comme je me suis lancé dans l'écriture d'un policier, pour changer, et que je suis incapable de trouver dans la bibliothèque de mon patelin les choses qu'on me conseille de lire, je me documente en lisant du policier, pour voir comment les autres font.
J'avais lu il y a quelques semaines un livre de Fred Vargas que j'avais trouvé à peu près à mon goût. J'ai donc récidivé avec "L'homme à l'envers" du même auteur, une histoire de loup-garou qui assassine les gens, assez bien menée, mais pas très palpitante. Le style est très accessible, les phrases sont courtes, parfois un peu trop pour donner un genre, on dirait.
Une lecture correcte, mais rien de bien transcendant, une fois encore.

Les transsibériennes, de Lanzmann, raconte l'histoire d'un couple qui se désagrège lentement, au rythme d'un voyage en train qui se voulait "de la dernière chance" pour le sauver. Le bouquin ne date pas d'hier (1979) et il y a des espèces de vieux fantasmes d'un autre âge qui ressortent de façon étrange. Mais le plus dérangeant est sans doute cette fin qui n'en est pas une qui nous laisse au milieu de rien du tout. Au final, il ne s'est rien passé et bien malin qui peut dire s'il se passera quelque chose. On a vu des personnages évoluer. On a plus ou moins lu des descriptions de couples qui ressemblent à quelque chose, mais on attend un gros truc qui n'arrive jamais. C'est plat.
En revanche, j'ai noté l'utilisation du présent dans tout le bouquin. Comme j'avais fait dans Liberté Cryptée. C'est suffisamment rare pour que je le remarque. J'ai toujours énormément de problème pour choisir mon temps de narration et pour rester cohérent tout le long.

M'enfin, comme d'habitude, je ressors de ces lectures déçu. Des heures consacrées à tourner ces pages pour n'avoir au final pas plus de sensation qu'en visionnant un pauvre film américain (au pire), ou un mélodrame français (au mieux) qui ne "gaspille" qu'une heure trente. Je n'ai donc toujours pas trouver le roman parfait, plaisant à lire, avec un scénario qui tient de bout et tient en haleine et un style consistant. Mais je vais continuer à chercher, et je vous tiendrai courant.

Commentaires

1. Le jeudi, 13 août 2009, 02:41 par Fil

Par simple curiosité, tu ne lis jamais des bouquins qui ne racontent pas une histoire mais étayent une ou des thèses ?

Que ce soit des bouquins politiques, sociologiques, écologiques ?
A part le bouquin qu'une copine a écrit "Aïna, l'aventurière fantastique" que je me suis forcé à lire (mais que je conseille tout de même, plutôt destiné à des enfants/ados si ça peut donner une idée pour un de tes numéros), je suis pas bien capable de lire des "polars" ou des trucs comme ça.

Ma dernière lecture : Premier Sexe d'Eric Zemmour.
Un bouquin avec lequel je ne suis pas d'accord à 80% mais qui fait malgré tout beaucoup réfléchir.

2. Le dimanche, 11 octobre 2009, 12:34 par Duncan

"Je n'ai donc toujours pas trouvéééé le roman parfait ... qui tient debout ... tiendrai AU courant" !!! Grrrr.

Je te conseille les romans policiers de Boris Akounine (romancier russe) qui se déroulent dans la Russie de la fin du 19e siècle. Premier à lire pour respecter la chronologie : Azazel. Le plus palpitant à mon avis : La Mort d'Achille.

Et sinon, merci pour toutes tes réflexions fort intéressantes.