On a porté à ma connaissance ce matin l'existence d'un site : Radio Blog Club. Je vous avoue que j'ai d'abord eu du mal à m'inscrire. A croire qu'il y avait déjà un "Merome" d'inscrit, j'ai dû mettre "Merome2", alors qu'il n'y a (Dieu merci) qu'un seul Merome !
Cela aurait mérité le boycott direct, mais j'ai persisté, et j'ai bien fait. Le concept m'a séduit d'autant qu'il est plus ou moins illégal. Le principe de la webradio, je ne vous l'apprends pas, c'est de diffuser de la musique en utilisant Internet plutôt que les ondes. J'avoue ne pas m'y être intéressé plus que ça jusque là, et notamment pas des problèmes juridiques que cela pouvait poser (apparemment, ce site s'en occupe pas mal).
Mais ce nouveau site allie le concept de la webradio avec celui des blog ET des disques à la demande, ce qui nous donne un truc dont je n'ai même pas encore perçu toutes les possibilités. Ce que j'ai par contre remarqué immédiatement, c'est que si je veux écouter une chanson qui me plait, je tape le nom de cette chanson, ou celui de son auteur, et paf, je l'écoute dans la seconde et dans une qualité certes pas équivalente à celle d'un CD normalement gravé pressé, mais largement suffisante pour la plupart des paires d'oreilles.

Une fois que j'ai vérifié que je trouvais bien tout ce qui me passait par la tête, comme le Laisse béton modernisé de R-Wan, la berçeuse de Bénabar, et même les nuits sans soleil, d'Ivanov, je me suis demandé ce que j'allais faire de mes dizaines de CD qui prennent la poussière dans le meuble, sous la télé.
C'est vrai, ça, à quoi ça sert un CD ? Si on y réfléchit bien ? Jusqu'ici, c'était la seule façon qu'on avait de pouvoir écouter à loisir, et quand on le voulait, certains morceaux de musique que l'on avait choisis pour leur qualité (j'ai même un CD des Spice Girls ! C'est dire si ma CDthèque est de qualité !).
Le concept du CD avait déjà pris un coup avec la venue du MP3 et des baladeurs du même nom. Mais il fallait toujours posséder le morceau sous la main pour l'écouter, son téléchargement, légal ou non, prenant souvent plus que quelques minutes.
Avec ce nouveau concept, plus aucun intérêt, sauf celui de posséder l'objet lui-même. La pauvre boîte en plastique, dans la plupart des cas, avec un livret plus ou moins intéressant dedans. Bof.

Reste le problème des droits. Tout cela est-ce bien légal ? J'en doute. Mais je ne doute pas du fait que cela va le devenir, un jour. Et cela pose alors la question épineuse de l'intérêt des supports physiques. Question que s'est justement déjà posée Louis Naugès (je recommande aux informaticiens la lecture quotidienne de son blog), en évoquant les dernières nouveautés dans le domaine du support physique, à savoir le Blu-Ray et autre HD-DVD...
Je le cite, mais il faut lire tout l'article pour bien comprendre :
Quand l’information était analogique (disques 33 tours, cassettes VHS...), le support physique était indispensable pour accéder à un contenu. La digitalisation rapide de tout type d’information a fait disparaître cette contrainte.

Et je me pose la même question concernant mes photos numériques. J'ai commencé un archivage plus ou moins méthodique sur CD, mais quand je vois d'une part ce que sont devenus mes CD gravés il y a cinq ans (illisibles une fois sur deux), et d'autre part la taille des espaces gratuits disponibles sur le web (L'espace perso de Free, c'est 10 Go, idem pour Gmail, le futur GDrive proposera peut-être un espace illimité...)... Je me dis que j'aurais meilleur temps de tout mettre en ligne, en assurant des sauvegardes automatisées sur plusieurs serveurs. Mes données seraient alors accessibles de partout, et bien mieux protégées que sur mes CD noname à pas de sous, à l'abri du feu, de l'humidité, ... En un mot : dématérialisées.