François Pignon est un personnage légendaire du cinéma Français. Incarné tour à tour par Pierre Richard, Daniel Auteuil, Jacques Villeret, ... il représente le français moyen, le français de base qui n'a pas inventé l'eau chaude, mais qui reste attachant de par sa sensibilité et son humour, parfois involontaire.
Dans La doublure, c'est Gad Elmaleh qui s'y colle, et il faut dire, ma foi, qu'il s'en sort plutôt bien.

Après Les bronzés, dernier film que j'ai eu l'occasion de voir, La doublure paraît d'entrée un peu moins efficace. Il faut attendre une bonne dizaine de minutes avant d'avoir un vrai éclat de rire, et le rythme est ensuite beaucoup moins soutenu. Il faut dire que le générique de début, plus ou moins interminable, façon années 70, installe une sorte de malaise dans la salle : "mon Dieu, pourquoi suis-je venu voir cette comédie franchouillarde" ?

Une fois qu'on a abandonné l'espoir de se tordre de rire à chaque réplique, on voit enfin le film sous son vrai jour, et on admire le jeu des acteurs. Dany Boon, Gad Elmaleh, Virginie Ledoyen, Richard Berry et Michel Aumont sont très bons. Daniel Auteuil, par contre, laisse à désirer, et je commence à ne plus supporter sa voix, je ne sais pas pourquoi.
Le Top Model de service, Alice Taglioni (elle est connue, elle ?) apporte une couleur intéressante à l'ensemble. On s'attend un peu à un personnage détestable de suffisance et de caprices, elle ajoute au contraire beaucoup de douceur et de charme (au bon sens) au scénario.

Des jolies filles, des jolies bagnoles, pas mal d'acteurs connus, mais au final rien de très ostentatoire et ça se digère donc très bien. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, certes, mais ça se laisse bien regarder et ça fait bien oublier la fatigue du quotidien...