Un débat dans les commentaires du tout nouveau blog d'Etienne Chouard m'amène à une réflexion que j'avais déjà ébauchée par ici et par là.

Au départ, l'article d'Etienne Chouard concerne les médias d'information, l'importance de leur indépendance. Les commentaires, eux, ont tourné rapidement en un débat sur "Pour ou contre la propriété privée". Et il se trouve qu'avant ce débat dans le débat, j'avais moi-même dérivé avec un autre lecteur sur la nécessité ou non d'appartenir à un mouvement (politique ou associatif) pour agir plutôt qu'écrire bêtement dans un blog sans prendre le risque de se compromettre avec les idées des autres.
La suite du débat, a, je crois, apporté de l'eau à mon moulin, puisqu'on se rend rapidement compte que parmi les lecteurs d'Etienne Chouard, on trouve des gens de tous horizons, de tous bords politiques. Et forcément à ce titre, ils ne sont pas d'accord en tout point, malgré le fait qu'ils arrivent à être d'accord avec Etienne Chouard sur les sujets qu'il traite habituellement.

Je crois qu'il y a là matière à s'interroger sur ce que devrait être la politique, et plus exactement la démocratie aujourd'hui. Nous avons chacun des idées bien arrêtées, péchées à droite ou à gauche, nous nous entendons sur bien des points, mais sommes diamètralement opposés sur d'autres, au point de rendre idiote la simple idée d'une alliance, d'un mouvement commun, d'une candidature commune à une quelconque élection.
Les hommes (et les femmes) sont tou(te)s différent(e)s. Tenter de les ranger dans les cases de l'hémicycle de l'Assemblée Nationale n'a pas de sens. Je ne saurais vraiment pas où m'asseoir si on m'y invitait. Dès lors, à quoi rime de voter pour une personne, qui, sauf extraordinaire concours de circonstance, ne sera pas d'accord avec vous sur un nombre non négligeable de sujets importants ?

Voter pour des idées, voilà une idée qu'elle est bonne, je vote pour !

Et concrêtement, c'est l'informatique et l'internet qui le permettront, j'espère, un jour. Ce à quoi on me rétorquera que tout le monde n'a pas d'ordinateur à la maison, encore moins internet, que ça crée une fracture numérique, bla bla bla...

Foutaises : je n'ai jamais eu ni isoloir, ni urne à la maison. Cela ne m'a jamais empêché de voter.