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  <title>On refait le blog</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 15:22:47 +0100</pubDate>
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    <title>À voter</title>
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    <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 10:01:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>décroissance</category><category>opinion</category><category>politique</category>    
    <description>&lt;p&gt;Non, il n'y a pas de faute d'orthographe dans le titre.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si j'ai bien suivi, il y a (seulement) deux régions en France où vous pourrez voter pour des listes proposant la décroissance. Celle de ma région (Franche Comté) s'intitule &lt;strong&gt;Ecologie Solidaire en Franche Comté&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vous invite à lire &lt;a href=&quot;http://ecologie-solidaire-en-franche-comte.ouvaton.org/?page_id=140&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;leur programme ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous n'avez pas reçu de profession de foi de cette liste pour éviter le gaspillage inutile de papier, le bulletin sera par contre disponible dans les bureaux de vote le jour du scrutin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si, comme moi, vous avez bien compris que tous les autres partis, sans aucune exception, vont dans le mur en proposant, au mieux, une croissance verte, et au pire un déni total des problèmes écologiques et sociaux de notre pays, de nos régions, alors n'hésitez pas à voter pour cette liste atypique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://ecologie-solidaire-en-franche-comte.ouvaton.org/wp-content/themes/atahualpa/images/escargot.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'arbre qui voulait toucher le ciel</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/28/L-arbre-qui-voulait-toucher-le-ciel</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Mar 2010 22:10:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de mots</category>
        <category>poésie</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;Voyons si je saurais écrire un conte.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il était une fois, un petit chêne qui poussait à l'ombre d'un sous-bois. Sous les branches géantes d'un chêne de quatre vingts ans dont il était sans doute issu, sa cime culminait à un mètre cinquante du sol.&lt;br /&gt;
Son tronc était bien droit et ses pousses prometteuses. Ses feuilles larges et vertes projetaient déjà une ombre signifiante sur le sol recouvert d'herbes et de plantes sauvages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le petit arbre était pressé de grandir et de déployer ses branches, aussi questionnait-il régulièrement le grand chêne sur sa croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Dis moi, grand chêne, quand est-ce que je serais grand comme toi ?&lt;br /&gt;
- Patience, petit chêne, lui répondait-il, il faut du temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais cette réponse ne le satisfaisait guère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque printemps, de nouveaux bourgeons perçaient les branches du petit chêne, et chaque fois, cela excitait son envie de pousser encore plus haut. Il sentait en lui monter la sève si puissante qu'elle aurait pu alimenter trois fois plus de branches. Et le temps lui semblait long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Grand chêne, serais-je un jour grand comme toi ?&lt;br /&gt;
- Peut-être, oui, pourquoi pas ?&lt;br /&gt;
- Peut-être serais-je encore plus grand que toi ?&lt;br /&gt;
- Pourquoi pas&amp;nbsp;? Mais la hauteur d'un arbre ne fait pas tout.&lt;br /&gt;
- Pourquoi les arbres s'arrêtent un jour de grandir ?&lt;br /&gt;
- Pourquoi grandiraient-ils encore ?&lt;br /&gt;
- Parce que plus on est grand, plus on voit loin. Plus le soleil est chaud, et plus les nuages gorgés d'eau sont proches.&lt;br /&gt;
- Le soleil peut brûler et l'eau des nuages finit toujours par tomber au sol et abreuver nos racines comme celles des plus petites pâquerettes.&lt;br /&gt;
- Mais moi, je ne veux jamais cesser de grandir. Je veux grandir toujours, jusqu'à toucher le ciel.&lt;br /&gt;
- Tu es jeune, et c'est normal. Quand on est vieux comme moi, on n'a plus envie de grandir.&lt;br /&gt;
- Eh bien moi, si, j'aurai toujours envie de grandir. J'irai toucher le ciel, je me chaufferai au soleil, et je m'approcherai des nuages gorgés d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les années ont passé et le petit arbre a bien grandi. À dix mètres du sol, il contemple l'horizon puis s'adresse à nouveau au grand arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Tu as vu, j'ai grandi, et toi, tu es resté pareil.&lt;br /&gt;
- Un jour, les arbres ne grandissent plus et c'est très bien comme ça.&lt;br /&gt;
- Moi je continuerai de grandir. Tu verras, je serai plus grand que toi.&lt;br /&gt;
- C'est possible. Cela ne fera pas de toi un arbre meilleur.&lt;br /&gt;
- Je serai plus haut, je serai plus beau.&lt;br /&gt;
- Mais tu resteras un arbre... Un arbre parmi les autres arbres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et un jour, enfin, la plus haute branche du petit arbre est parvenue à la hauteur de la cime du grand arbre. Le petit arbre savoure ce moment et sent toujours au creux de son tronc la pression de la sève qui ne demande qu'à s'élever, encore plus loin du sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Tu as vu, maintenant, je suis grand comme toi.&lt;br /&gt;
- J'ai vu. Et ça ne me satisfait pas.&lt;br /&gt;
- Tu es jaloux&amp;nbsp;? Tu pensais que je n'y arriverais pas ?&lt;br /&gt;
- Non, mais à nous deux, nous faisons beaucoup d'ombre. Vois-tu le sol à tes pieds&amp;nbsp;? Ne remarques-tu rien ?&lt;br /&gt;
- Le sol est si loin, je ne m'en occupe plus.&lt;br /&gt;
- Le sol est loin, mais nos racines s'y enfoncent, elles puisent dans la terre l'énergie nécessaire à notre croissance. À nous deux, nous épuisons la terre, si bien que plus rien ne pousse à nos pieds.&lt;br /&gt;
- Qu'importe, puisque nous poussons, nous ?&lt;br /&gt;
- Considères-tu que nous avons plus de légitimité à pousser que les petits arbustes et les fleurs des champs.&lt;br /&gt;
- Bien sûr que oui&amp;nbsp;! Nous sommes des chênes&amp;nbsp;! Les petits arbustes et les fleurs ne servent à rien. Les chênes sont des essences nobles qui peuvent servir à bien des choses.&lt;br /&gt;
- C'est vraiment ce que tu penses ?&lt;br /&gt;
- Oui, et je continuerai de grandir encore, jusqu'à toucher le ciel.&lt;br /&gt;
- Dans ce cas, je vais partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le vieil arbre petit à petit se laissa mourir. Branche par branche, il abandonna la vie en retenant sa sève.&lt;br /&gt;
Le jeune arbre ne comprenait pas cette attitude. Un si bel arbre qui se laissait mourir... Alors qu'il grandissait encore, il essaya plusieurs fois de le faire changer d'avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Regarde-moi, je suis plus haut que toi maintenant. Je vois au loin des maisons que je ne voyais pas quand j'étais à ta hauteur.&lt;br /&gt;
- Je savais qu'il y avait un village là-bas. En voir les maisons ne m'apportent rien.&lt;br /&gt;
- Comment le savais-tu ?&lt;br /&gt;
- Quand l'herbe était encore verte à nos pieds, et que le chemin qui passe sous nos branches n'était pas si sombre, des hommes venaient souvent se promener ici.&lt;br /&gt;
- Les hommes te manquent ?&lt;br /&gt;
- Oui, comme l'herbe qui était verte à nos pieds, les arbustes qui retenaient l'eau pour mes propres racines, et les fleurs qui attiraient les abeilles.&lt;br /&gt;
- Qu'importe l'herbe, les fleurs, les arbustes, nous sommes là, nous, et nous pouvons encore grandir !&lt;br /&gt;
- Non, nous ne le pouvons pas.&lt;br /&gt;
- Bien sûr que si&amp;nbsp;! Le soleil infini nous réchauffe, l'eau tombe du ciel régulièrement. Pourquoi s'arrêterait-on de pousser ?&lt;br /&gt;
- Parce que ça ne sert à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le vieil arbre fut coupé par les hommes qui en firent de jolis planches bien droites et solides. Les plus petites branches réchauffèrent plusieurs foyers du village voisin.&lt;br /&gt;
Le jeune arbre continua de croître, profitant de la lumière apportée par la coupe de son ancêtre et des ressources nouvelles qu'il trouva dans le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il grandit tant et si bien qu'il vit derrière le village, au loin, des montagnes qu'il n'avaient jamais vues. Il se promit de voir ce qu'il y avait derrière les montagnes et continua de pousser vers le haut.&lt;br /&gt;
Il forçait chacune de ses brancher à s'orienter vers le ciel ce qui les rendait toutes tordues. L'arbre était haut, certes, mais il n'était pas beau, et les branches du bas n'avaient presque pas de feuilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un jour, une tempête s'abattit sur le sous-bois. Des vents d'une force incroyable s'écrasèrent sur la cime du chêne, le faisant plier comme jamais il n'avait plié. Il résista longtemps, mais finit par céder, épuisé par son combat contre les rafales toujours plus puissantes.&lt;br /&gt;
Il tomba de tout son long, dans un grand fracas de branches cassées. Ses racines gigantesques soulevèrent le sol sur plusieurs mètres autour de lui.&lt;br /&gt;
Son tronc s'était brisé et personne ne vint jamais faire usage de son bois.&lt;br /&gt;
Il comprit seulement l'attitude de son ancêtre qui restait stable en ne poussant pas trop haut, qui se souciait des arbustes qui renforçaient ses racines et le sol autour de lui. Il comprit que les arbres, un jour, s'arrêtent de pousser et qu'au final, il n'y a que les glands pour croire qu'une croissance infinie est possible.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>De Palmas à Nancy hier soir</title>
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    <pubDate>Sun, 28 Feb 2010 11:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux du cirque</category>
        <category>chanson</category><category>variétés</category>    
    <description>&lt;p&gt;Compte-rendu de concert&lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2009/11/23/Sortir&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Hier soir, j'ai fait l'aller-retour à Nancy pour applaudir Gérald De Palmas au zénith. À vrai dire, je me serais bien passé de l'aller-retour sur la route, surtout avec la tempête qui se préparait, mais le concert que j'avais initialement réservé à deux pas de chez moi a été annulé, puis reprogrammé, puis déplacé à Dijon à une autre date à laquelle je n'étais pas libre. Comme j'apprécie de plus en plus le dernier album de l'artiste, je n'ai pas voulu manquer ça et j'ai profité du fait que ça tombait un samedi et pas trop loin pour faire l'effort de me déplacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était la seconde fois que je voyais De Palmas en live. La première fois, c'était à la foire aux vins de Colmar pour un demi-concert avant Eagle Eye Cherry. J'avais trouvé l'artiste un peu froid et pas très communicatif dans l'ensemble. Une impression qui avait été confirmée lorsque j'avais acheté le DVD de la tournée &quot;Marcher dans le sable&quot;. De Palmas est particulièrement mauvais pour faire des enchaînements entre les chansons et pour poser l'ambiance qui correspond.&lt;br /&gt;
Goldman ou Bénabar, par exemple, excellent dans ce domaine, et sont capables de passer du ridicule à la tendresse en quelques intonations de voix et en quelques gestes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'espérais qu'avec l'expérience, De Palmas aurait pris un peu d'assurance et maitriserait un peu mieux ce côté là. Je n'ai été qu'à demi-satisfait. Mais prenons le concert dans l'ordre.&lt;br /&gt;
Déjà, il y avait une première partie, assurée par Ycare. Je découvre en écrivant ceci qu'il est issu de la Nouvelle Star 2008. Quatre chansons exécutées avec une seule guitare comme accompagnement. Rien de bien transcendant, et même des paroles quelques fois &lt;em&gt;border-line&lt;/em&gt;, qui ne sont pas passées comme il faut auprès du public. L'exercice était difficile devant un public non conquis, il s'en est malgré tout pas si mal sorti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons patienté une demi-heure de plus avant l'arrivée de De Palmas. Une demi-heure que j'ai trouvé bien longue, parce que j'ai été attaqué par un virus qui me donnait des poussées de fièvre et mal à la gorge. Mon ressenti du concert est donc forcément un peu influencé par mon état de santé du moment. Pas moyen de chanter, à peine capable de me tenir debout quand il le fallait, j'ai dû louper des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Techniquement, le concert était parfait ou presque. Le chanteur comme les musiciens étaient justes, le son était excellent, les lumières jolies. Mais l'ensemble m'a paru vraiment froid. Déjà, la relation entre les musiciens et le chanteur est quasi inexistante. Tout au plus Gérald De Palmas se contente de faire des signes au batteur pour lui dire de jouer moins fort alors que le public chante, ou pour lui signaler le final d'une chanson.&lt;br /&gt;
Le bassiste n'a pas bougé d'un poil, le guitariste a fait le strict minimum. Ces deux musiciens ne tournaient d'ailleurs pas avec De Palmas lors de la tournée précédente &lt;em&gt;(correction&amp;nbsp;: on me signale dans l'oreillette que le guitariste, Sébastien Chouard, était déjà là avant. Sur le DVD, il paraissait beaucoup plus expressif en tout cas !)&lt;/em&gt;. Le clavier et le batteur sont les mêmes, par contre, mais leur jeu de scène est forcément limité par leur instrument. On ne sent par ailleurs pas une complicité terrible entre tout ce petit monde. Cela se ressent dans l'ambiance générale du concert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De Palmas prend un malin plaisir à jouer les chansons à contre pied. D'une chanson lente, il va faire un truc rythmé, et d'une chanson qui bouge, il va faire un slow. Evidemment, ça ne colle plus toujours avec les paroles et donne des résultats très incertains. &quot;Au paradis&quot; en slow, par exemple, j'adhère pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chansons du dernier album, très riches musicalement, ont été assez bien exécutées. Un petit regret pour &quot;L'ange perdu&quot; qui n'a pas eu le traitement qu'elle méritait. Mais &quot;Au bord de l'eau&quot; et &quot;Dans une larme&quot; (avec seulement une guitare), par exemple, était juste fabuleuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les paroles des chansons du répertoire de l'artiste n'étant pas propice à la déconne, l'ambiance dans la salle et l'attachement du public à l'artiste reste très modérés. De Palmas ne parle pas d'amour, il parle de ruptures et de problèmes de couple. Forcément, même les groupies du premier rang n'ont pas spécialement envie de plonger leurs yeux dans ceux de l'artiste et de vibrer avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À l'applaudimètre, les chansons de l'album &quot;Marcher dans le sable&quot; restent les plus appréciées. &quot;J'en rêve encore&quot; (paroles signées Goldman) étant indétrônable (très bonne version live, d'ailleurs, mais peu différente de la tournée précédente). Le deuxième album, le &quot;fameux&quot; comme il le dit lui-même, reste un énorme complexe de De Palmas. Il n'a toujours pas compris, ni digéré l'insuccès de celui-ci. Il se sent alors obligé de prévenir avant chaque chanson qui en est issue, presque de s'en excuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les transitions entre chansons sont souvent poussives. Avec parfois la désagréable impression que ce n'est qu'une liste de chansons qu'il nous joue dans un certain ordre, sans contexte, sans âme. Il y a vraisemblablement une part de timidité et de modestie là-dedans. On dirait qu'il n'a pas trouvé le bon équilibre entre le comportement de &quot;star&quot; qu'il est, factuellement, et la modestie qui le caractérise sans doute personnellement. Associé sans doute à une exigence forte au niveau musical, cela donne un résultat un peu trop professionnel, et trop peu chaleureux à mon goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela dit, cela me semble nettement meilleur qu'à la précédente tournée, du peu que je peux en juger à travers seulement le DVD. Il est vrai que le public ne l'a pas vraiment aidé, en scandant plusieurs fois &quot;À poil&quot;, juste avant une chanson qui raconte la noyade d'une petite fille&amp;nbsp;! Mais je pense que cette relation avec le public se construit album après album, tournée après tournée et il n'a pas encore su le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme je n'étais pas au mieux de ma forme, et que j'avais deux heures de routes à manger derrière, je suis parti avant la fin, pendant une version interminable de &quot;Sur la route&quot; au premier rappel. J'ignore s'il y en a eu un second.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>J'y pense et puis j'oublie</title>
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    <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 15:56:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Moi jeu</category>
        <category>consommation</category><category>société</category><category>vie quotidienne</category>    
    <description>&lt;p&gt;Et si l'écologie devenait un soucis permanent.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Parmi les nombreux défauts que je partage avec mes congénères, il y a celui-ci&amp;nbsp;: je ne m'engage qu'en pointillé. Quand j'écris un article comme &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/13/Renouvelable-ou-pas&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le précédent&lt;/a&gt;, je me sens réellement et sincèrement concerné par les problèmes écologiques actuels, et j'espère contribuer aux prises de consciences en l'écrivant.&lt;br /&gt;
Mais la réalité du quotidien étant ce qu'elle est, le lendemain, je reprends la voiture par pur loisir, où je consomme un quelconque produit fabriqué en Chine dans des conditions sociales déplorables, avec des matériaux en voie de disparition, et je contribue ainsi aux émissions de gaz à effet de serre et autres polluants que je sais pourtant nocifs pour moi et mes enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement comme les fumeurs qui s'empoisonnent la vie en toute connaissance de cause, et &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=1DFYJQ3OpPU&amp;amp;feature=player_embedded&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;même qu'ils payent pour ça&lt;/a&gt;, je suis incapable de mettre en cohérence mes opinions et mes actes cent pour cent de mon temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pire que ça, je condamne mes enfants à vivre dans un monde pire. On utilise souvent l'expression &quot;un monde meilleur&quot;, mais plus rarement &quot;un monde pire&quot;, et c'est pourtant bien ce que nous leur préparons.&lt;br /&gt;
Bien sûr, certaines choses m'échappent et, à moi seul, je ne pourrai pas les changer, même si je vivais en ermite en me nourrissant de racines et d'écorces. Et du coup, certaines activités polluantes ou écologiquement douteuses conduisent à préparer, à terme, en favorisant les prises de consciences, un monde meilleur. Mais où placer la limite du tolérable ?&lt;br /&gt;
À partir de quand cet article est utile&amp;nbsp;? Mérite-t-il les quelques grammes de CO2, l'énergie dépensée pour sa rédaction ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, cela ne m'empêche pas de dormir et c'est bien cela le drame. Rien ne changera tant que cela ne nous empêchera pas de dormir et donc que la catastrophe écologique et/ou sociale sera à nos portes. Notre instinct de survie n'est pas programmé pour agir sur le long terme. On fera tout ce qu'on peut, quitte à se faire mal, pour sauver un verre qui tombe de la table. Mais sauvegarder chaque jour l'équilibre précieux et fragile qui nous permet simplement de vivre ici-bas, nous n'en sommes pas capables.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Epuisé</title>
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    <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 10:26:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>consommation</category><category>décroissance</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;La fin des ressources, c'est pour demain.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les meilleures choses ont une fin. À force de prélever sur notre planète les ressources nécessaires à notre confort, nous arrivons au bout des limites. J'ai déjà parlé plusieurs fois ici de la fin annoncée du pétrole bon marché, à l'horizon 2050 selon les experts. Mais les autres ressources sont dans le même état et parfois leur stock est dans un état encore plus critique que le pétrole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La quantité des matières premières non renouvelables étant finie, chaque gramme que nous prélevons dans la nature diminue le stock. Ça a l'air débile, dit comme ça, mais c'est ce qui différencie une ressource renouvelable d'un matériau qui ne l'est pas. Par exemple, vous pouvez tirez 100 kg de patates de votre jardin, l'année suivante, vous avez potentiellement la même quantité qui pousse. Chaque pomme de terre prélevée ne fait pas diminuer un stock fini. Le rythme de renouvellement étant court (1 an), on considère que les pommes de terre sont &quot;renouvelables&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les ressources naturelles dont on se sert énormément, le fer, le cuivre, le plomb,... sont non-renouvelables. Elles sont présentes en grande quantité sur Terre parce qu'il y a très longtemps, l'explosion de l'une ou l'autre étoile a projeté des débris qui ont donné naissance au soleil et à la Terre.&lt;br /&gt;
Comme il est peu probable qu'une étoile explose pas loin et comme si c'était le cas, on ne serait pas là pour en parler, même sur de très longues périodes, ces matériaux ne se renouvelleront pas. Jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il nous restera alors deux solutions&amp;nbsp;: recycler ces matériaux pour réutiliser ce qui a déjà été utilisé une première fois&amp;nbsp;; ou bien synthétiser le matériau, c'est à dire parvenir à le fabriquer avec d'autres choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recycler, oui, mais...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le recyclage pose deux problèmes épineux&amp;nbsp;: d'abord, il faut collecter et trier. Pour récupérer le cuivre ou l'or utilisé pour la fabrication d'un ordinateur, il faut d'abord les séparer du reste, ce n'est pas simple et c'est plus ou moins dangereux de le faire, selon le modus operandi,  c'est pour ça qu'en général on confie ça à des enfants africains qui font ça pour trois fois rien, c'est pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, le recyclage est une opération qui demande de l'énergie. Pas mal d'énergie. Or, la seule énergie pas chère que l'on a a disposition pour l'instant, c'est celle issue du pétrole (ou du gaz, mais le problème est le même), qui va s'épuiser tout aussi rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La synthèse n'étant pas toujours possible, c'est pourtant bien le recyclage qu'il faudra maitriser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors bien sûr, comme pour le pétrole, l'épuisement de chacune des ressources ne va pas arriver du jour au lendemain. Cela se produira insidieusement, petit à petit, la ressource devenant de plus en plus chère, au point de n'être plus exploitable de façon rentable. Recycler sera alors plus intéressant, mais restera compliqué et dépendant du coût de l'énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors à votre avis, l'épuisement des ressources les plus communes, c'est pour quand&amp;nbsp;? Dans 500 ans&amp;nbsp;? Dans une centaine d'années ?..&lt;br /&gt;
Non, non&amp;nbsp;: on aura plus de cuivre en 2039, plus de plomb en 2030, plus d'étain en 2028, plus d'or en 2025... et même plus de terbium en 2012 (le terbium est utilisé dans les écrans cathodiques et les piles à combustibles), dans deux ans&amp;nbsp;! Je vous invite à consulter &lt;a href=&quot;http://terresacree.org/reflexionfaite.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce site qui recense les dates d'épuisements des principales ressources&lt;/a&gt;, c'est édifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, c'est demain, et c'est pour ça que tous les journaux en parlent sans arrêt et que la société toute entière se mobilise pour réduire toute forme de production. Pardon&amp;nbsp;? On me signale dans l'oreillette qu'en fait, non&amp;nbsp;: aucun journal n'en parle, et il n'est pas question de sacrifier notre confort et notre croissance pour réduire nos prélèvements. Pas à l'ordre du jour. Pensez-vous&amp;nbsp;! Il manquerait plus que nos enfants aient encore du cuivre. Et puis quoi encore&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Idée reçue : La croissance économique réduit les inégalités</title>
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    <pubDate>Tue, 16 Feb 2010 18:37:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>décroissance</category><category>opinion</category><category>politique</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est faux.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;D'abord, on peut se poser rapidement la question: la réduction des inégalités est-elle souhaitable&amp;nbsp;? N'est-ce pas dans l'ordre des choses d'avoir des puissants et des faibles, des riches et des pauvres, et est-ce que ce n'est pas ça qui motive les hommes à se surpasser ?&lt;br /&gt;
Pour une part, c'est sans doute vrai, mais on parle surtout ici d'égalité des chances et d'équité. Les hommes ayant des envies et des besoins différents, l'égalité matérielle ou financière n'est pas un objectif qu'on peut se fixer, on peut par contre limiter les écarts. En revanche, l'égalité des chances a été jugée suffisamment importante en son temps pour être placée dans la devise de notre pays, je le rappelle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Liberté &lt;strong&gt;égalité&lt;/strong&gt; fraternité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On a coutume de penser que le meilleur moyen pour parvenir à une société meilleure et plus heureuse, c'est l'abondance et l'argent, équitablement partagés. C'était sans doute un objectif sain et naturel tant que l'on était dans une société sobre et mal équipée. À partir des années 60, nous avons basculé dans une société de consommation, où il n'était plus seulement question de s'équiper pour améliorer son niveau de vie, mais d'acheter toujours plus pour courir après un bonheur éventuel. Cette course en avant qu'on appelle la croissance économique a généré énormément de richesses, qui ont été plus ou moins bien partagées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est utile de rappeler ici ce qu'on appelle la croissance économique. Il s'agit de l'augmentation de la production de biens et de services par rapport à l'année précédente. C'est un indicateur &quot;relatif&quot;, donc exponentiel. 1% de croissance en 1960, ce n'est pas exactement comme 1% de croissance en 2010, c'est bien plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par exemple, si en 1960, vous produisiez 100 unités d'un produit quelconque, une croissance de 3% par an vous imposait de produire (et de vendre si possible) 3 unités de plus l'année suivante. Cinquante ans plus tard, en 2010, pour maintenir une croissance de 3%, c'est 12 unités de plus qu'il faut produire, alors que vous produisez déjà 425 unités par an. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si je prends l'exemple de 3%, ce n'est pas par hasard. C'est en général la croissance &quot;nécessaire&quot; à la création d'emplois. En dessous de 3% de croissance, les gains de productivité suffisent à faire augmenter sa production. Les gains de productivité, le plus souvent, ce sont des emplois en moins. On fait la même chose, avec moins de gens, ça coute donc moins cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On se rend compte tout de suite de l'engrenage dans lequel on a mis les doigts. Si l'on se fixe l'objectif de croître, alors il faudra le faire indéfiniment, quel que soit le contexte écologique ou économique, sous peine, de retomber de haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Admettons que nous soyons dans un monde idéal où les ressources sont infinies et où tout se vend comme des petits pains. Nous avons connu des périodes comme ça, épisodiques, mais réelles. La dernière en date est sans doute la période 1998-2001 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://phdb2006.blog.lemonde.fr/files/2007/09/croissance-eco-fr.1189026015.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entre 3 et 4% de croissance. Le bonheur... Et donc, théoriquement, du mieux pour tout le monde. Eh ben en fait, non. Regardez donc la progression des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/In%C3%A9galit%C3%A9_des_revenus_en_France#Un_renouveau_des_in.C3.A9galit.C3.A9s&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;inégalités de revenus&lt;/a&gt; sur cette période&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Selon cette étude, entre 1998 et 2006, le revenu moyen des 10% les plus riches aurait augmenté de 8,7%, celui des 1% les plus riches de 19%, celui des 0.1% les plus riches de 32% et celui des 0.01% les plus riches de 42%. Ainsi, plus l'on monte dans la hiérarchie des revenus, plus les revenus se sont accru.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut aussi s'amuser à regarder l'évolution du &lt;a href=&quot;http://www.bip40.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;BIP 40&lt;/a&gt;, un indicateur alternatif qui mesure les inégalités :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bip40.org/files/graphiques/bip40-1980-2005.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne peut pas vraiment dire que la croissance profite à tout le monde. Elle fait surtout les affaires des plus riches. Cela ne signifie pas mécaniquement que la récession profite aux pauvres, malheureusement. C'est plutôt le signe, à mon sens, que le système économique basé sur la croissance économique est fortement pénalisant pour les plus pauvres. C'est de ce système qu'il faut sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autant que l'on s'est placé ici dans un monde théorique qui n'a pas de limites de ressources. Or les ressources s'épuisent, et vite (j'y reviendrai dans un billet futur). Autrement dit, chaque point de croissance supplémentaire va puiser dans des réserves non renouvelables et hypothéquer ainsi les chances de notre descendance. On a réussi à faire un système dans lequel nos enfants seront moins bien lotis que nous. J'espère que tout le monde en est bien conscient.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Troll penché 2010</title>
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    <pubDate>Sun, 14 Feb 2010 11:48:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Moi jeu</category>
        <category>jeu</category>    
    <description>&lt;p&gt;Les 20 et 21 Février 2010 au Restaurant Universitaire de Montbéliard (25)&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C'est la troisième année que je vous en parle ici, la convention de jeux du troll penché a lieu cette année les 20 et 21 Février 2010. Comme l'année dernière, ça se passe au restaurant universitaire des portes du Jura à Montbéliard (25). L'entrée est gratuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'y serai avec ma tonne de jeux habituels le samedi de 14h00 à 18h00 et le dimanche de 9h00 à 18h00. L'occasion de jouer à des jeux un peu plus exigeants qui demandent un peu de temps devant soi et des adversaires motivés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le programme complet et officiel de la convention est disponible &lt;a href=&quot;http://ae.utbm.fr/troll/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;à cette adresse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Espérant voir certains d'entre vous à cette occasion...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le droit à l'erreur</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/11/Le-droit-%C3%A0-l-erreur</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 11:28:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>climat</category><category>débat</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;De la nécessité d'être irréprochable quand on s'oppose à un courant dominant.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Peut-être est-il parvenu à vos oreilles, ces derniers temps, que les rapports du GIEC sur le changement climatique global étaient truffés d'erreurs.&lt;br /&gt;
Depuis le piratage du Climatic Research Unit (CRU) qui avait dévoilé quelques mails plus ou moins sulfureux sur les méthodes utilisées par les scientifiques pour &quot;arranger&quot; leurs résultats en fonction des conclusions qu'ils souhaitaient formuler, il y a eu un déchainement de la presse sur les erreurs commises par le groupement intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des erreurs que je ne saurais contester moi-même, n'étant pas scientifique, mais qui a priori semblent porter sur des détails assez insignifiants pour ne pas remettre en cause le fond du problème. Mais l'hiver glacial que nous connaissons et l'infatigable puissance de persuasion des libéraux de tous poils favorisent la contestation du réchauffement climatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je rappelle, si cela est nécessaire, que le problème n'est pas tant le &quot;réchauffement&quot; que le &quot;changement&quot; climatique. Et ce changement est global, avec une tendance au réchauffement. Mais surtout, il est rapide. Trop rapide pour que les espèces s'adaptent. Et parmi ces espèces, l'homme n'est pas le plus vulnérable, mais il est quand même largement concerné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut tout à fait observer un refroidissement local, alors que la tendance globale est au réchauffement. Ce n'est pas du tout antinomique et c'est d'ailleurs un des risques qui planent au-dessus de nos têtes d'Européens, car l'arrêt du Gulf Stream, causé par le réchauffement, pourrait entrainer chez nous un refroidissement sévère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quant à notre hiver actuel, qui m'empêche de prendre le vélo depuis des semaines, il est bien local et n'est pas de nature à nous rassurer sur les risques de réchauffement. Pendant ce temps, au Groënland, l'anomalie de température est montée à +24°C&amp;nbsp;! C'est à dire qu'il a fait, certains jours jusqu'à 24°C de plus que les normales saisonnières. Et cette anomalie perdure aujourd'hui à +12°C depuis le début du mois janvier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le GIEC, en donnant ses conclusions catastrophistes, s'oppose à l'idée que tout peut s'améliorer avec la technologie et le progrès. Pire que ça&amp;nbsp;: en pointant du doigt le CO2, les experts mettent en cause notre modèle de développement basé sur l'exploitation irraisonnée des énergies fossiles. Aussi, la plus petite erreur, le moindre faux pas des scientifiques sera sévèrement sanctionné par les médias et tous ceux qui ont intérêt à ce que la situation perdure (industriels, lobbies, libéraux...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Inversement, lorsque l'on reste conforme à la pensée dominante, on peut se permettre toutes les erreurs. Le libéralisme et la financiarisation de l'économie conduisent la Grèce et quelques autres pays tout droit vers la faillite générale. Les raisons de cette faillite sont claires pour tout le monde et tous les autres pays, y compris la France suivent le même chemin. Mais comme c'est la norme de considérer que la solution aux problèmes du libéralisme, c'est &quot;encore plus de libéralisme&quot;, personne n'est là pour relever cette erreur monumentale de gestion de l'économie au niveau mondial.&lt;br /&gt;
On remet juste une pièce dans le juke box, et on attend le prochain drame financier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre modèle de développement est celui qui a engendré un chômage comme on en a jamais vu, une augmentation sans précédent des inégalités, un dérèglement écologique majeur. Mais l'orchestre joue encore, et médias, gouvernements et industriels n'ont aucun intérêt à ce que les choses changent.&lt;br /&gt;
Si vous venez avec un projet nouveau dans les cartons, prenez garde à ne pas commettre la moindre erreur. Elle vous sera immanquablement fatale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Publi-information</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/11/Publi-information</link>
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    <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 14:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>consommation</category><category>décroissance</category><category>jt</category><category>médias</category><category>publicité</category><category>société</category><category>télé</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un concept toujours très à la mode.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vous avez déjà vu, sans doute, dans des magazines, des pages ou double-pages estampillées &quot;Publi-information&quot;. Ça ne date pas d'hier, et cela consiste à présenter des produits et des &quot;informations&quot; dans un même article. Par exemple, on peut y vendre un produit anti-ride tout en expliquant de manière plus ou moins scientifique le principe du vieillissement des cellules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne sais pas si le fait d'avertir le lecteur de la chose est obligatoire, mais convenons qu'il est agréable de savoir quels articles ont été écrits ou non avec la collaboration d'un vendeur de produits quelconque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, la publi-information, ou quelque chose qui s'en approche grandement, est monnaie courante dans les journaux télévisés ou radiophoniques. Et là, aucun indicateur ne nous permet de faire la part des choses&amp;nbsp;: tout est balancé de la même façon, par les mêmes journalistes dans la même émission et avec la même &quot;neutralité&quot; et la même &quot;impartialité&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La semaine dernière ou la précédente, j'écoutais RTL, comme chaque matin quand je suis en voiture. Vincent Parisot et sa comparse abordaient l'un après l'autre les sujets du jour, tous plus importants les uns que les autres. Le tremblement de terre en Haïti, quelques sujets politiques du moment, la crise économique et... ce phénomène de société édifiant&amp;nbsp;: les gens retrouvent les joies des petites stations de ski. Interview d'un responsable d'une petite station des Vosges, qui nous explique qu'il est content d'avoir de la neige, que sa petite entreprise ne connaît pas la crise... Et un message général délivré par les journalistes&amp;nbsp;: de plus en plus de français vont faire du ski comme ça pour le week-end dans une petite station sans prétention. Et un message plus ou moins subliminal qui l'accompagne&amp;nbsp;: pourquoi pas vous (si possible ce week-end car vous avez rien de prévu) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hier matin, rebelote. Même journalistes, même tranche horaire et même méthode. Les gardes à vues, Georges Frêche, le nucléaire en Iran... Et puis paf, il paraît que les français en ont marre de la neige et du froid. Et que font-ils&amp;nbsp;? Ils se jettent sur les destinations &quot;soleil&quot;&amp;nbsp;! L'île Maurice, par exemple, qui détrône la Tunisie cet hiver. Tous les tour-opérateurs sont unanimes&amp;nbsp;: le téléphone n'arrête pas de sonner, on ne vend plus que ça, à tour de bras, c'est pire que les soldes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne vous a pas échappé non plus que chaque mois de février à la télé, on voit des remonte pentes et des combinaisons fluo, et les petits n'enfants qui témoignent de leur premier flocon et que la neige c'est génial. En juillet, on a le droit à notre séquence &quot;plage&quot; au journal télé. Gros plan sur des seins nus et bronzés et des maillots de bain galbés, le gosse qui fait ses pâtés dans le sable et le cocktail avec le petit parasol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ne cherchez pas l'information dans ces séquences radio ou télé. Nous sommes en plein dans la promotion. Il s'agit de susciter l'envie de partir (et de consommer) au téléspectateur/auditeur qui n'y aurait pas pensé tout seul. En général, le reportage est monté de telle sorte qu'à la fin, on est persuadé d'être le seul con à rester à la maison et à ne pas profiter de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'imagine que derrière ces informations brûlantes se cachent des attachés de presse à la solde des grands groupes qui ont des trucs à vendre. Le petit patron de la station des Vosges dont je parlais plus haut fait partie vraisemblablement d'un syndicat des patrons de station de sport d'hiver qui moyennant cotisation annuelle se charge de faire la promotion du business. Le service comm' du syndicat/lobby prépare un dossier de presse en béton, en choisissant un angle d'attaque différent chaque année (avec sans doute un fond de vraies informations derrière). Il communique ça aux rédactions des grands journaux nationaux qui n'ont plus qu'à appeler aux numéros indiqués pour faire des interviews facilement.&lt;br /&gt;
Vous avez déjà remarqué, parfois, de parfaits inconnus, responsables d'une sous section de je ne sais quel domaine se retrouvent interviewés à deux semaines d'intervalle par plusieurs chaines concurrentes&amp;nbsp;? Leurs coordonnées figurent vraisemblablement dans le dossier de presse. Je ne serais pas surpris que mon gars de la station des Vosges passe à la télé dans les jours qui viennent, si ce n'est déjà fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui est vrai pour le tourisme est vrai pour le reste. Prenez les jeux de société, puisque je connais un peu le truc. Le domaine connaît un renouveau véritable. Il y a des plus en plus de sorties, de plus en plus de diversité et de qualité dans les jeux qui sortent aujourd'hui. Aussi, quand TF1 fait un reportage sur le regain d'intérêt pour les jeux de société, on peut s'attendre à ce qu'il cite des jeux comme Time's up, Jungle Speed, tout en ouvrant gentiment vers des jeux plus exigeants comme Agricola ou Puerto Rico qui sont les deux premiers du classement BGG, vendus à des milliers d'exemplaires et reconnus pour leurs qualités.&lt;br /&gt;
Pas du tout&amp;nbsp;! Si TF1 parle des jeux de société, c'est parce que c'est avant Noël et que Hasbro a sorti un nouveau Monopoly et un dossier de presse qui va avec, et qui explique que le trivial pursuit et la bonne paye restent des références absolues dans le domaine du jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le monde du jeu de société &quot;moderne&quot; ne s'est pas encore doté de l'arsenal suffisant pour rivaliser en matière de communication. Il pourrait y avoir la moitié de la France qui joue au même jeu, je ne suis pas sûr que les rédactions de TF1 et France 2 s'en apercevraient s'il n'y a pas le dossier de presse qui va avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous comprenez dans ces conditions que je me gausse quand &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2009/10/06/Moi%2C-je-ne-regarde-pas-la-pub&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;on m'affirme ne pas regarder la publicité&lt;/a&gt; et ne pas être influencé par elle. La publicité, elle est partout, et elle fait vendre. Enormément. En passant par les journaux radio ou télé, elle accentue le fossé entre ceux qui consomment ou ne consomment pas tel type de produit ou de service. Car la crédibilité et la légitimité d'un journaliste reste bien supérieure à celle d'un spot publicitaire.&lt;br /&gt;
Si Jean-Pierre Pernaud nous dit que de plus en plus de français partent aux antipodes pour Pâques, on a toutes les raisons de le croire et de trouver un peu ridicule de faire juste l'aller-retour vite fait chez belle-maman en bagnole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les hommes politiques commencent à utiliser les mêmes pratiques. On fabrique un sondage tout à fait anodin comme &quot;êtes vous pour ou contre la délinquance ?&quot;, on attend, ou on provoque le fait-divers qui va bien, et paf, on fait une loi (quand on est dans le gouvernement), ou bien on attaque le gouvernement (si on est dans l'opposition).&lt;br /&gt;
La fabrique à dossier de presse tourne à plein régime. Les rédactions n'ont plus qu'à réciter ce qui est écrit dessus. On retrouve la même française de souche, blanche qui porte une burqa de son plein gré, sur toutes les télés. On retrouve la femme voilée sur la liste du NPA, partout. Le témoignage éloquent du même petit vieux qui a peur dans sa cité. Le même écolo qui chie dans la sciure et habite dans une yourte pour décrédibiliser les décroissants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les informations qui nous arrivent sont fabriquées de toutes pièces par des gens qui ont des intérêts à ce qu'elles soient diffusées. Notre seule chance est d'avoir différents lobbies aux intérêts divergents qui se battent à coup de dossier de presse, ce qui nous permet d'avoir un semblant de pluralité. Mais comme tous les lobbies ont intérêt à faire du business qui rapporte, ce n'est pas demain la veille qu'on verra les véritables idées écologistes faire une percée. Sauf si on éteint tous progressivement nos télés et nos radios.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La fuite</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/07/La-fuite</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 09:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux du cirque</category>
        <category>cinéma</category><category>opinion</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quels points communs entre La princesse et la grenouille, Avatar, les musiques préférées des TricTraciens et Oniris&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Parfois les articles se construisent comme ça&amp;nbsp;: une petit brique piochée ici et là, et tout d'un coup une brique finale qui vous oblige à faire une synthèse. La brique finale, cette fois, c'est &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129003.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la Princesse et la grenouille&lt;/a&gt;, que j'ai vu hier soir avec ma famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je salue l'audace de Disney qui propose un dessin animé en 2D à contre courant de ce qui se fait maintenant. Une fois l'audace saluée, il reste un sentiment plutôt mitigé sur la réalisation&amp;nbsp;: on distingue nettement la différence entre le décor (mat et flou) et les personnages (qui brillent et sont nets), et par ailleurs les travellings sont pénibles à regarder, car ils sont saccadés.&lt;br /&gt;
Après cette première déception en vient une seconde&amp;nbsp;: ça chante exagérément. Pour ne pas dire &quot;tout le temps&quot;. Pire encore, les chansons sont toutes dans une tonalité jazz/blues new orleans, qui collent parfaitement au thème, mais qui sont désagréables à mes oreilles.&lt;br /&gt;
Troisième déception, le scénario, médiocre, et les personnages peu attachants. Nous avons une fille pauvre qui se réfugie dans le travail pour réaliser son rêve, une fille riche et superficielle qui fait la cruche en attendant le prince charmant, un prince charmant vantard et arriviste, un valet cupide et revanchard, un méchant qui est juste méchant, ... Il y a juste le crocodile joueur de trompette qui attire la sympathie, grâce à sa bonne bouille et ses réparties. Qui plus est, pendant les trois quarts du film, les deux héros sont transformés en grenouilles moches et sans attraits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ce qui m'a le plus gêné dans ce dessin animé, c'est cette tentation qu'ont les auteurs actuels d'essayer de faire oublier le monde réel. Je n'ai pas vu Avatar, et je me garderai donc bien de faire la critique du film (et m'attirer ainsi les foudres de 12 millions de français), mais j'ai cru entendre que le monde que James Cameron dépeignait n'était pas tout à fait réel ou réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je regrette aujourd'hui que les spectateurs cherchent à fuir la réalité. Au lieu de changer le monde, ils cherchent à l'oublier. Bien sûr, la plupart des créations artistiques sont des fictions. Mais certaines fictions nous apprennent plus sur la réalité que le journal télévisé lui-même. Ce n'est pas le cas de la princesse et la grenouille, ni apparemment d'Alice aux pays des merveilles de Tim Burton, dont j'ai vu la bande annonce et qui ne m'attire pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et en réfléchissant un peu, je me suis rendu compte que je me heurtais régulièrement à ce détachement de la réalité souhaité par les gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Sur &lt;a href=&quot;http://www.trictrac.net/jeux/forum/viewtopic.php?t=72532&amp;amp;highlight=&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce topic du forum Tric Trac&lt;/a&gt;, je m'étonnais par exemple du fait que la musique préférée des joueurs francophones qui fréquentent le site était quasi exclusivement anglophone.&lt;br /&gt;
Personnellement, lorsque j'écoute des chansons anglophones, je ne comprends rien aux paroles, ce qui ne m'empêche pas d'apprécier, mais m'empêcherait clairement de mettre ça dans mon &quot;top de l'année&quot;.&lt;br /&gt;
La musique est consommée comme une évasion de la réalité et non comme une façon d'élever son niveau de conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même constat sur &lt;a href=&quot;http://www.oniris.be/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Oniris&lt;/a&gt;. Oniris est un site belge que j'ai trouvé récemment et qui se propose de recueillir les textes d'auteurs amateurs (nouvelles et poésies) et de les faire lire à un comité de lecture avant de les publier (ou non, selon la qualité) sur le site.&lt;br /&gt;
J'ai soumis trois des textes que j'avais déjà publiés sur le blog, &lt;a href=&quot;http://www.oniris.be/nouvelle/merome-la-boite-jaune-2540.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;et un seul a été retenu&lt;/a&gt;. Les remarques qui m'ont été faites sont par ailleurs tout à fait recevables et m'aideront sans doute à progresser. Mais en consultant le classement des meilleures poésies, j'ai été frappé de voir l'abstraction nécessaire à la lecture de l'&lt;a href=&quot;http://www.oniris.be/poesie/notrac-au-purgatoire-des-dispenses-4170.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une d'entre elles&lt;/a&gt; (voir mes commentaires au bas de la page).&lt;br /&gt;
Là aussi, ce n'est pas tant le sens qui est important pour les lecteurs, mais la seule magie des mots, leur musique. C'est dommage, car je pense qu'on pourrait avoir les deux, des mots qui sonnent ET qui veulent dire quelque chose. Mais au vu des commentaires, il semble que si les textes se rapprochent trop de la réalité, ils déçoivent les lecteurs du site.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Plutôt que de fuir la réalité, changez là&quot;, c'est ce que j'aimerais faire passer comme message. C'est trop facile de déconnecter du monde et d'oublier ses misères et ses dysfonctionnements. Regardez les choses en face et agissez.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Eco-bilan</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/06/Eco-bilan</link>
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    <pubDate>Sat, 06 Feb 2010 15:22:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Moi jeu</category>
        <category>consommation</category><category>décroissance</category><category>vie quotidienne</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cinq ans de simplicité volontaire.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le blog a cinq ans. Cinq années pendant lesquelles, grâce à vous, j'ai pu affiner mes idées et mes idéaux et construire une philosophie de vie que je crois perfectible, mais cohérente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parfois, cette idéologie peut vous paraître abstraite ou dogmatique, selon l'angle que j'utilise pour en parler ici. Dans cet article, je vais donc faire le point sur mes changements de comportement en cinq ans, non pas pour en faire l'apologie, mais pour donner peut-être des idées à certains d'entre vous qui bloquent dans leurs efforts écologiques, et en quelque sorte pour prouver par l'exemple que des choses sont possibles, sans se marginaliser, sans dépenser plus d'argent que de raison et sans non plus en faire une religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alimentation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
- utilisation exclusive &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2008/04/28/440-on-ne-fait-pas-d-omelette&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;d'oeufs &quot;0FR&quot;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
- farine achetée au moulin du coin, fabriquée avec du blé local&lt;br /&gt;
- pain fait maison avec cette farine&lt;br /&gt;
- chocolat bio/équitable&lt;br /&gt;
- riz français ou bio/équitable&lt;br /&gt;
- légumes bio &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2006/06/24/247-leguman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;achetés dans une AMAP&lt;/a&gt;, le reste (non bio mais de saison) et les fruits achetés au marché ou dans une graineterie plutôt qu'au supermarché. &lt;br /&gt;
- moins de viande, et notamment beaucoup moins de boeuf.&lt;br /&gt;
- miel local, confitures faites maison, plus de pâte à tartiner&lt;br /&gt;
- jus de fruits locaux ou bio, quand ce n'est pas les deux&lt;br /&gt;
- lait en partie (25%) acheté à la ferme du village.&lt;br /&gt;
- ~90% des yaourts et desserts faits maisons et le reste en format familial.&lt;br /&gt;
- quasiment plus de plats cuisinés/surgelés&lt;br /&gt;
- réduction drastique des produits suremballés (genre Kinder)&lt;br /&gt;
- conservation plus systématique de tout ce qui pousse dans le jardin (fruits/légumes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Energie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
- suppression de la plupart des veilles (reste celles qui servent de réveil-matin, de téléphone...)&lt;br /&gt;
- utilisation massive d'ampoules basses consommation&lt;br /&gt;
- réduction et régulation du chauffage&lt;br /&gt;
- passage du fuel aux &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2006/04/13/215-les-granules-de-bois-au-poele&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;granulés de bois&lt;/a&gt; comme mode de chauffage principal (reste le fuel pour deux pièces en plein hiver et pour l'eau chaude)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transports&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
- utilisation du &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2007/04/07/314-vae-victis&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;vélo électrique&lt;/a&gt; à la place de la voiture pour aller au boulot (sauf 2/3 mois en hiver)&lt;br /&gt;
- vacances et grands voyages systématiquement &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2009/08/04/577-trois-enfants-dans-la-ville-partie-1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;en train&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
- optimisation des déplacements (un déplacement en voiture = plusieurs choses à faire)&lt;br /&gt;
- utilisation de la vente par correspondance pour éviter les déplacements multiples&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vie quotidienne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
- compostage systématique de tout ce qui est organique&lt;br /&gt;
- agrandissement et optimisation du potager&lt;br /&gt;
- abandon total du &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2008/03/15/422-mon-sang-tot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;désherbant&lt;/a&gt; et de l'engrais, utilisation d'anti-limace bio et de bouillie bordelaise.&lt;br /&gt;
- tri rigoureux des déchets&lt;br /&gt;
- réduction drastique des produits ménagers, utilisation massive de micro-fibres, lavage à l'eau froide&lt;br /&gt;
- utilisation de &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2005/05/21/71-les-noix-de-lavage-indiennes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;noix de lavage&lt;/a&gt; à la place de la lessive, récupération de l'eau de lavage l'été pour arroser le jardin.&lt;br /&gt;
- optimisation de l'usage du four (tant qu'il est chaud...), du lave vaisselle, du lave-linge (pas de demi-charge).&lt;br /&gt;
- utilisation de fil à linge à roulettes (quand il pleut, on rentre tout d'un coup),&lt;br /&gt;
- bannissement de tout ce qui est jetable (lingettes, mouchoirs en papier, sopalin, ...)&lt;br /&gt;
- réduction sensible de la &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2007/05/19/334-reperes-de-famille-partie-3-l-eau&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;consommation d'eau&lt;/a&gt; (sans sacrifier l'hygiène !)&lt;br /&gt;
- utilisation de savons bio et de &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2008/03/11/420-la-pierre-d-alun&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pierre d'Alun&lt;/a&gt; (à la place du déodorant)&lt;br /&gt;
- utilisation du papier recto et verso&lt;br /&gt;
- autocollant &quot;Stop Pub&quot; et quasiment jamais de télé en direct pour &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2009/10/06/Moi%2C-je-ne-regarde-pas-la-pub&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;éviter la propagande&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
- aucun abonnement papier, utilisation des factures électroniques chaque fois que c'est possible&lt;br /&gt;
- abandon des loisirs polluants (genre karting...) au profit de loisirs sains (au naturel), ou créant du lien (jeux de société)&lt;br /&gt;
- utilisation des matériaux locaux pour l'aménagement de la maison (par ex&amp;nbsp;: terrasse en bois local)&lt;br /&gt;
- respect du matériel et apprentissage de ce respect aux enfants pour éviter le renouvellement inutile de l'équipement. Même télé, mêmes voitures, même téléphone portable, depuis cinq ans.&lt;br /&gt;
- lors de l'acquisition de nouveau matériel, étude approfondie de son utilisation et de sa durée de vie. Achat d'occasion quand c'est possible. Revente du matériel obsolète sur internet ou don à Emmaüs.&lt;br /&gt;
- papier toilette recyclé&lt;br /&gt;
- &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2008/09/09/480-une-cartouche-pour-canon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;remplissage des cartouches&lt;/a&gt; d'encre usagées&lt;br /&gt;
- automédication chaque fois que c'est possible&lt;br /&gt;
- communications autour de l'écologie, blogs, forums internet, débats à la pause café ...&lt;br /&gt;
- utilisation de piles rechargeables, d'une lampe de poche mécanique sans pile.&lt;br /&gt;
- &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2009/04/25/548-s-habiller-bio&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;recherche de vêtements et chaussures bio/équitable&lt;/a&gt; ou locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré tout ça, il reste encore énormément d'efforts à faire. Ma &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2007/02/27/312-reperes-de-famille-partie-2-l-electricite&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;consommation d'électricité&lt;/a&gt; repart à la hausse, du fait de l'utilisation plus régulière du vélo électrique, du four, de la machine à pain... qui me permettent par ailleurs de réduire mon empreinte écologique et mes déchets.&lt;br /&gt;
Sur les vêtements, je n'ai encore pas trouvé de solution satisfaisante. L'aménagement de la maison (ameublement, peinture, extérieurs, décoration), reste un gros poste de consommation pas très &quot;propre&quot;. Je continue d'utiliser ma voiture quotidiennement l'hiver et à me déplacer avec elle pour mes loisirs. Mon engagement politique et associatif est limité à ce que je dis ici, ou presque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le sentiment de réappropriation de son existence et de son esprit critique est réel. Les économies réalisées sur certains postes (pain, yaourts, essence, chauffage) peuvent être réinvesties dans des matériaux plus écologiques (bois local) ou des outils pour réduire encore son impact (vélo électrique, chauffe-eau solaire...). Le cercle est vertueux car au contraire des idées reçues, l'écologie, la vraie, ne coûte pas cher, puisqu'elle consiste à réduire sa consommation.&lt;br /&gt;
Gardez votre voiture&amp;nbsp;: elle marche encore&amp;nbsp;! Et le gain écologique d'une voiture neuve &lt;a href=&quot;http://www.fakirpresse.info/articles/327/la-prime-a-la-casse-ecologique.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ne sera effectif qu'après de trop nombreux kilomètres&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous avez des pratiques qui ne figurent pas dans ce bilan, n'hésitez pas à les mettre en commentaire, c'est en observant les autres qu'on apprend.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le vortex de la croissance infinie</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/04/Le-vortex-de-la-croissance-infinie</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 15:59:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>consommation</category><category>décroissance</category><category>politique</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tu sais ce qu'elle te fait, et puis tu le refais&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Chaque individu qui prend un peu de recul et de temps pour analyser les problèmes de nos sociétés constate rapidement les dysfonctionnements et leur cause.&lt;br /&gt;
Les ressources sont inégalement partagées et certaines s'épuisent rapidement. L'organisation de la production des biens issus de ces ressources génère elle-même encore plus d'inégalités. La financiarisation et l'optimisation de ces processus conduit à pousser ces inégalités à leur paroxysme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Pourtant, une fois le constat posé, qui pour avancer des solutions&amp;nbsp;? Y en a-t-il seulement&amp;nbsp;? En fait non. En tout cas pas dans ce modèle là.&lt;br /&gt;
Il ne s'agit pas de changer quelques paramètres, mais de changer la formule elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois que l'on a compris, et admis, que la croissance économique infinie se heurte d'un côté à la barrière des matières premières et de l'autre aux limites physiques de l'Homme, il n'est plus possible de raisonner avec le contexte du modèle de développement actuel. Dès lors, si l'on évoque isolément l'un ou l'autre problème directement lié aux abus du modèle &quot;croissant&quot;, comme les délocalisations, le chômage, le problème des retraites ... Il est bien difficile pour un décroissant de proposer une solution qui soit cohérente. Appliquer des théories décroissantes dans une société de la croissance, c'est se tirer une balle dans le pied. Ce n'est plus de la décroissance, mais de la récession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Effectivement, si, dans une économie mondialisée, la France se mettait par exemple à relocaliser ses activités, elle perdrait rapidement de nombreuses part de marché en raison de l'augmentation des coûts de production. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est même pire que ça&amp;nbsp;: si d'un coup les gouvernements décidaient de ralentir un peu la course à la croissance, en acceptant une stabilisation de nos niveaux de vie et de richesse, le système entier s'écroulerait.&lt;br /&gt;
Notre économie ne tient que par le déséquilibre permanent vers l'avant qu'elle entretient, les projets actuels étant financés par la croissance future espérée. Les gigantesques déficits publics traduisent assez bien cette position bancale. Comme l'enfant qui apprend à marcher ne tient debout que par l'élan qu'il prend entre deux chaises, notre modèle de société n'est viable que si l'on continue d'accélérer perpétuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À partir de là, on peut se demander si la décroissance n'est pas finalement qu'une vue de l'esprit. Une théorie inapplicable car inadaptée à la réalité des choses économiques au niveau mondial.&lt;br /&gt;
Déjà, il faut bien comprendre que ce système, la croissance exponentielle, s'écroulera de lui-même un jour ou l'autre. Je l'ai dit&amp;nbsp;: les limites sont physiques&amp;nbsp;: pas assez d'énergie, ni de matière premières pour continuer ainsi, et humaines&amp;nbsp;: pas moyen de nous enfiler une cinquième télé et un trentième téléphone portable pour booster la croissance, tout a une fin.&lt;br /&gt;
Puisqu'on va se prendre le mur, d'une façon ou d'une autre, anticipons. Même le gosse qui apprend à marcher place ses mains judicieusement avant de tomber. Il n'y a pas de raisons qu'on ne sache pas faire pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si l'on abandonne la croissance, il faut le faire franchement et sans regret. En recentrant l'économie sur l'assouvissement des besoins réels des gens, et en acceptant que le volume des échanges sur ce nouveau marché n'a pas de communes mesures avec ce qu'on connait actuellement. Ça veut dire moins de choses, moins vite, moins loin, moins souvent, mais aussi plus de qualité de vie, plus de temps pour soi, plus de contacts, plus d'espérance de vie car moins de stress et de pollutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne crois pas un instant qu'un politicien, un jour, se fera élire sur un pareil programme. J'ai espoir, par contre, que les individus que nous sommes serons un jour suffisamment nombreux à avoir compris tout cela et à l'appliquer au quotidien.&lt;br /&gt;
Dès aujourd'hui, des gens arrivent à vivre dans une société parallèle, en marge de la croissance. Les AMAP, les réseaux d'échange solidaires, la communauté du logiciel libre, les entreprises coopératives, ... sont autant d'exemples qui marchent et qui montrent ce que pourrait être une société décroissante. C'est maintenant et ce n'est pas une utopie.&lt;br /&gt;
Plein d'AMAP avec plein de clients, c'est la fin des supermarchés et des légumes aux engrais et pesticides.&lt;br /&gt;
Plein de SEL, c'est la fin des banques et des crédits pourris.&lt;br /&gt;
Plein de logiciels libres, c'est la fin des logiciels propriétaires qui enferment les consommateurs.&lt;br /&gt;
Plein d'entreprises coopératives, c'est la fin de l'actionnariat et des stocks options qui ne profitent qu'aux plus riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour sortir de la spirale infernale, c'est juste une question de masse critique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La décroissance en 20 minutes</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/31/La-d%C3%A9croissance-en-20-minutes</link>
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    <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 11:50:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>débat</category><category>décroissance</category><category>médias</category><category>opinion</category><category>politique</category><category>télé</category><category>écologie</category>    
    <description>&lt;p&gt;Par le biais d'une interview de Serge Latouche, réalisée par &lt;a href=&quot;http://video.rtlinfo.be/video/77343.aspx&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;RTLinfo.be&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Puisque les chutes de neige, la grippe A, la crise économique semblent avoir pris le dessus sur les problèmes écologiques et économiques qui nous attendent et qui sont pourtant carrément plus dramatiques, reparlons un peu de décroissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &quot;mot-obus&quot; commence à faire son chemin, puisqu'il est repris, dans des termes positifs ou négatifs, même par les politiciens les plus en vue.&lt;br /&gt;
Nicolas Sarkozy, comme d'habitude, n'a rien compris, puisqu'il dit&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''Quand j’entends nos écologistes parfois dire qu’ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu’ils savent qu’il y a du chômage?
Est-ce qu’ils savent qu’il y a de la misère dans le monde? Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ?''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il feint d'ignorer que la misère du monde est précisément due à notre croissance à nous, une croissance sans partage, avec un énorme gaspillage de ressources naturelles qui s'épuisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alain Juppé est un peu plus malin, il commence à se rendre compte que notre système de développement n'est pas tenable en tenant ces propos :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
''
La crise et la dégradation de notre planète reposent sur une forme de folie humaine basée sur la démesure généralisée. Faut-il faire de la décroissance? Je pense que dans les pays pauvres, il faut de la croissance et qu'ailleurs, là où l'on gaspille, il est nécessaire d'envisager une forme de décroissance''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bravo, c'est un premier pas (si on m'avait dit que j'encouragerais un jour Alain Juppé sur ce blog !). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La décroissance, je le redis, est avant tout un slogan. Il ne s'agit pas de faire exprès de s'appauvrir et de se complaire dans la misère et le retour à la nature. La décroissance, c'est un pied de nez au développement durable, qu'on nous vend comme une solution miracle aux problèmes actuels, alors que c'est LE problème.&lt;br /&gt;
La décroissance va bien au-delà du problème écologique. C'est un projet de société où l'humain redevient le centre de tout, alors qu'aujourd'hui, c'est l'argent qui domine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, personne de sérieux n'a la possibilité d'en parler dans les médias traditionnels. Ces voix dissonantes ne sont pas entendues et lorsque &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/27/Pas-de-d%C3%A9bat&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;par miracle&lt;/a&gt; on peut voir un débat digne de ce nom, il se déroule entre convaincus de la croissance et du développement durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;RTLInfo.be a mis en ligne une interview de vingt minutes de l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Latouche&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;économiste Serge Latouche&lt;/a&gt;. C'est aujourd'hui l'homme qui est sans doute le plus audible au sujet de la décroissance. Ses phrases sont claires, ses arguments sont percutants, il représente aujourd'hui complètement mon opinion sur le sujet.&lt;br /&gt;
J'aimerais tant qu'une chaine française ou une radio mette ce genre d'économiste en face de Nicolas Sarkozy ou de Martine Aubry. Il y a des questions simples auxquelles ils ne pourraient jamais répondre. Des questions que malheureusement personne ne pose aujourd'hui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Courez donc écouter &lt;a href=&quot;http://video.rtlinfo.be/video/77343.aspx&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cette interview de vingt minutes&lt;/a&gt;. Et dites m'en des nouvelles.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pas de débat</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/27/Pas-de-d%C3%A9bat</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 19:11:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux du cirque</category>
        <category>débat</category><category>jt</category><category>médias</category><category>politique</category><category>société</category><category>télé</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un micro billet sur le dernier passage télé de Sarkozy&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Je peux parler de l'interview de Sarkozy avec d'autant plus d'objectivité que je ne l'ai pas vue&amp;nbsp;! Si&amp;nbsp;: j'ai entendu vingt secondes de la brillante interview de Laurence Ferrari&amp;nbsp;: &quot;L'abstention dans les DOM-TOM, ça vous inquiète ?&quot;. La vache&amp;nbsp;! C'est vrai qu'on se fait du soucis pour notre président, il faudrait pas qu'il nous fasse un ulcère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon les commentateurs, cette interview était complaisante au possible, la journaliste se contentant de servir la soupe au président et de lui laisser dire ce qu'il voulait. Remarquez cela n'a rien d'étrange ni de nouveau. Ce n'est même pas propre à Sarkozy, c'est juste que lui a compris comment se servir des médias du mieux qu'il peut. On a aujourd'hui aucun journaliste qui mène une interview digne de ce nom. Pas un qui bouscule les idées reçues sur l'écologie, la croissance, le chômage ou l'identité nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pire que ça&amp;nbsp;: même les commentaires négatifs, dont le mien ici-même, font partie du grand cirque médiatique qui entretient le status quo. On en parle. En bien en mal, on s'en fout. On en parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde partie de l'émission, avec un casting à la Koh Lanta, n'était guère plus intéressante apparemment. Comme dit Stéphane Guillon, sur France Inter, le président connaissait mieux le dossier du lait que l'agricultrice elle-même. C'est beau. On sent la maitrise (du dossier ou du casting ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui est du débat, vous repasserez plus tard, et de préférence pas sur cette chaîne qui n'a pas d'intérêt à ce que les choses changent.&lt;br /&gt;
C'est bien là le drame&amp;nbsp;: ceux qui nous informent, ceux qui font l'histoire, ceux qui ont un peu de poids dans cette société sont précisément ceux qui n'ont aucun intérêt à ce que ça change. C'est pas demain la veille que l'on verra un débat digne de ce nom à la télé. Et ce n'est donc pas demain la veille que je vais regarder ce genre d'émission.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>[Série] Nostalgie scolaire</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/24/%5BS%C3%A9rie%5D-Nostalgie-scolaire</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 09:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux d'enfants</category>
        <category>éducation</category>    
    <description>&lt;p&gt;Épisode 17&amp;nbsp;: L'histoire-géo&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nous arrivons maintenant dans les matières secondaires. Enfin, secondaires pour moi qui ai suivi la filière scientifique. En histoire-géo, j'étais un élève moyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'ai jamais bien compris pourquoi les deux matières n'en faisaient qu'une. Si, dans pas mal, de cas les guerres qu'on abordait en histoire avaient dessiné les frontières qu'on voyait en géo, ça ne me semble pas une raison suffisante pour envisager les deux matières sous un même angle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un peu &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2009/12/11/S%C3%A9rie-%3A-Nostalgie-scolaire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;comme en math&lt;/a&gt;, où l'on repartait toujours inlassablement de la théorie des ensembles au début de chaque année (ou de chaque cycle), l'histoire est un long rabâchage des mêmes époques en boucle. Et c'est toujours en fin d'année (de cycle) que ça devenait intéressant, sauf qu'on n'avait plus le temps ou alors le programme s'arrêtait là.&lt;br /&gt;
Je pense que j'aurais apprécié davantage l'histoire contemporaine. La préhistoire, le moyen-âge, le siècle des lumières, ça va bien un moment. Mais pour comprendre les enjeux mondiaux actuels, une analyse un peu plus poussée de la guerre froide, de la crise de 1929, de la crise pétrolière de 1970, et de la cinquième république aurait été beaucoup plus intéressante.&lt;br /&gt;
Les mérovingiens, les capétiens, l'âge de pierre, les guerres napoléoniennes, j'ai bien du mal à les réinvestir dans ma vision du monde actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En revanche, il y a une chose qui a été abordée dans le détail, c'est la seconde guerre mondiale. On l'a vue en long en large et en travers. Au point que je me demande si on ne me l'a pas enseignée en temps réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De la géographie, j'ai très peu de souvenir, à part les noms à la con qu'on nous faisait apprendre avec leur définition, les fjords, les péninsules, les caps. Aujourd'hui, je suis infoutu de placer sur une carte les départements français et les villes principales. Pourtant, s'il y a une chose que j'ai toujours trouvé jolie à regarder, ce sont les cartes géographiques. Il y avait ces grandes cartes que les profs accrochaient au tableau et sur lesquelles on pouvait laisser divaguer son regard en faisant semblant d'écouter. Il &lt;a href=&quot;http://strangemaps.wordpress.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;existe un blog qui présent des cartes &quot;étranges&quot;&lt;/a&gt;. Ça me fascine toujours ce genre de chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai noté aussi pendant ma scolarité que les profs d'Histoire/Geo avaient potentiellement plus de chances d'être attirantes. Il n'y a pas de belles profs de maths. Par contre, il y a des profs d'Histoire-Géo qui sont canons. D'une manière générale, la filière scientifique est sinistrée en jolies filles, que ce soit du côté des profs ou de celui des élèves.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Wargang.com</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/23/Wargang.com</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 12:23:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Moi jeu</category>
        <category>jeu</category><category>wargang</category><category>web</category>    
    <description>&lt;p&gt;Histoire d'un plagiat&lt;a href=&quot;http://merome.net/wargang&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comme les lecteurs du blog ne le savent pas forcément, j'ai commencé véritablement à faire du web par le biais de jeux en ligne. Notamment, deux d'entre eux ont connu un succès d'estime&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://merome.net/fourmix&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Fourmix&lt;/a&gt;, un jeu de conquête basé sur le monde des fourmis, et &lt;a href=&quot;http://merome.net/wargang&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wargang&lt;/a&gt;.un jeu sur les gangs et la mafia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs centaines de joueurs se sont pris de passion pour ces jeux, ce qui m'a permis de conserver un noyau de fidèles suffisant pour lancer ce blog avec l'assurance d'avoir une poignée de lecteurs, et donc de commentaires. En un mot&amp;nbsp;: une visibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'ai pas eu véritablement le temps d'entretenir les jeux comme ils le méritaient, mais ils continuent de vivoter plus ou moins sans mon intervention. Wargang, notamment, a toujours une communauté pas loin de la centaine de joueurs exigeante mais assez fidèle. Le principal intérêt du jeu étant, je crois, dans le contexte &quot;tontons flingueurs&quot; associé à la nécessité absolue de jouer en équipe pour progresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, j'ai vu passer des joueurs de tous les genres, même les pires, des tricheurs aux hackers, des débiles aux plus excités. Et puis des frustrés qui attendaient une évolution dans le jeu que je n'ai pas su apporter, ou pas dans le sens qu'ils attendaient. Parmi cette dernière catégorie, il y a forcément des programmeurs capables de concevoir leur propre jeu en ligne.&lt;br /&gt;
Certains l'ont fait, mais ils n'ont pas trouvé mieux que de reprendre le nom de mon jeu, son concept, et même l'apparence graphique de la page d'accueil. Ils ont créé un clone de Wargang, en achetant le nom de domaine &lt;a href=&quot;http://merome.net/wargang&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wargang.com&lt;/a&gt;, sans évidemment me demander l'autorisation, ni même me tenir au courant. Pour l'instant, seule la page d'accueil est accessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'original&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://merome.net/dotclear/images/wargangoriginal.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
La copie&amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://merome.net/dotclear/images/wargangcopie.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;J'ai pris contact avec l'auteur de ce plagiat manifeste et il m'a simplement affirmé que nous serons peut-être &quot;en concurrence&quot; à l'avenir, en me prenant de haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y en a qui ont de la chance que je sois dépourvu de toute ambition. Wargang est une des créations dont je suis le plus fier, mais je n'attends pas dessus pour vivre. Les revenus que le jeu m'apporte (par le biais d'appels surtaxés) permettent tout juste de financer le serveur qui le supporte, il n'y a donc aucun intérêt financier à récupérer des miettes de ce gâteau minuscule. Quant à la communauté de joueurs, une centaine de joueurs francophones aujourd'hui, elle est bien maigrelette pour en espérer quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ajoute que l'auteur n'en est pas à son coup d'essai. Plusieurs de ses tentatives de faire un Wargang-like ont échoué, mais c'est la première fois qu'il va jusqu'à reprendre le nom du jeu et son look intrinsèque.&lt;br /&gt;
J'avoue que ses motivations m'échappent. Il est plutôt doué en programmation et en graphisme, mais il gâche son talent dans la copie d'un truc existant au lieu de créer un univers original. Peut-être n'en est-il pas capable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, ce billet est juste là pour appuyer le référencement du mot Wargang dans Google. Ce serait dommage de lui faciliter la tâche en faisant un lien vers le plagiat...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le grand soir, c'est ce soir</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/21/Le-grand-soir%2C-c-est-ce-soir</link>
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    <pubDate>Thu, 21 Jan 2010 16:13:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>consommation</category><category>débat</category><category>décroissance</category><category>opinion</category><category>politique</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;Et aussi les soirs suivants&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Comme à chaque fois que le Monolecte me fait l'honneur de poster un lien vers mon blog dans une de ses usines à pagerank dont je n'ai jamais cherché à comprendre le fonctionnement, mon article de la semaine dernière &quot;&lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/14/La-politique-n-existe-plus&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La politique n'existe plus&lt;/a&gt;&quot; a connu une affluence inhabituelle et attiré de nouvelles têtes qui ont apporté un peu de fraicheur dans les commentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En tête de gondole, le &lt;a href=&quot;http://comite-de-salut-public.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Comité de salut public&lt;/a&gt; s'est fendu d'&lt;a href=&quot;http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/01/no-way-to-run-no-way-to-hide.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un article sur son blog à lui&lt;/a&gt;, pour mieux expliquer pourquoi il n'était pas d'accord avec moi. Et les commentaires qu'il a reçus là-bas sont tout aussi intéressants et variés, ce qui me donne l'occasion d'écrire une réponse à la réponse en même temps que la suite de ma pensée de l'autre fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma théorie, basée sur rien, si ce n'est ma propre observation et mon sens de l'analyse (c'est dire !), est de dire que le changement ne viendra pas de la politique, mais de l'action ou plutôt la somme des actions individuelles.&lt;br /&gt;
Quand on l'écrit comme ça, on se rend compte qu'il manque une définition claire de &quot;politique&quot;. Car, qu'est-ce qu'une élection, par exemple, si ce n'est la somme des bulletins individuels de chacun&amp;nbsp;? Et peut-on arguer sans rire qu'une élection n'a rien à voir avec la politique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans mon billet de la semaine dernière, j'essayais maladroitement d'expliquer que ce n'est pas un parti politique, ni même un mouvement organisé quelconque qui va nous sortir des ronces. Si l'on attend que l'Homme providentiel (remplacez Homme par Femme ou Parti ou Syndicat ou ce que vous voulez) rassemble derrière lui suffisamment de monde pour fomenter une révolution qui a de la gueule, on risque de patienter longtemps.&lt;br /&gt;
Pour avoir la visibilité et la popularité nécessaire à une action d'envergure, l'Homme devra en effet réunir deux qualités essentielles :&lt;br /&gt;
- Proposer quelque chose de suffisamment consensuel pour qu'une masse critique suffisante le suive les yeux fermés.&lt;br /&gt;
- Être capable de passer à la télé, avec ce que ça suppose de copinage avec les médias, de gueule télégénique, de chargés de comm' payés une fortune et tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Prenons Bové ou Besancenot, par exemple. Ils ont, chacun à leur manière, su séduire les médias, mais leurs idées ne seront jamais suffisamment partagées par les français pour que ça fasse quelque chose. Ils sont juste des guignols qu'on agite sur les plateaux pour montrer que la France est encore en démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un véritable changement, venant d'une action collective, il faudrait que tous les laissés pour compte de la vie politique se rassemblent et forment un mouvement qui serait sans doute atypique.&lt;br /&gt;
On pourrait y croire. Les alter-mondialistes, anticapitalistes, écolos, décroissants, et autres bandes de joyeux drilles partagent, c'est certain, quelques morceaux d'une vision de la société différente. Comme il est peu probable que les leaders de chacun de ces groupuscules lâchent leur bribe d'influence, il faudrait qu'ils mettent leur poing dans leur poche et acceptent une forme de consensus, les grands traits d'un programme commun, et ça, je vous le dis comme je le pense&amp;nbsp;: c'est absolument impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en veux pour preuve, justement, les commentaires relevés sur le blog du comité de salut public, et &lt;a href=&quot;http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/01/no-way-to-run-no-way-to-hide.html#comment-2294297087949378128&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la discussion que j'ai eu là-bas avec un certain Anonyme&lt;/a&gt; au sujet de l'attaque en règle de Lutte Ouvrière contre les idées des objecteurs de croissance.&lt;br /&gt;
Un débat que &lt;a href=&quot;http://www.superno.com/blog/2009/07/reponse-a-lutte-ouvriere-les-decroissants-ne-sont-pas-ceux-que-vous-croyez/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;j'avais déjà vu&lt;/a&gt;, et auquel j'avais participé &lt;a href=&quot;http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/politique/decroissance-objecteurs-croissance-sujet_88544_17.htm#t20983402&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ailleurs&lt;/a&gt;. Tout ça pour dire que ce n'est pas un cas isolé, mais bien une généralité&amp;nbsp;: pour lutte ouvrière, les décroissants ne sont pas des sympathisants plus ou moins anticapitalistes comme eux, mais bien des ennemis qui viennent manger des parts de marché dans leur pré carré.&lt;br /&gt;
Selon LO, la décroissance ne serait qu'une mode bobo qui consisterait à refuser aux pauvres les écrans plats qu'ils méritent pourtant, et des anti-progrès notoires. Faisant fi de toutes les lois scientifiques et de la disponibilité des ressources naturelles, LO essaie d'expliquer que si le monde va mal c'est d'abord et uniquement à cause des patrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À partir de là, je pense que si on doit réunir dans un même meeting, ou derrière une même banderole des gens qui ont cette fameuse estime les uns des autres, c'est pas gagné.&lt;br /&gt;
En revanche, si au quotidien, dans les actes de consommation ou de comportement, les idées de ces deux courants (et des autres) se rejoignent, il n'est nul besoin de les fédérer pour que leur poids soit réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vais prendre un exemple aussi idiot qu'inutile, mais qui illustre, et c'est bien tout ce qu'on demande à un exemple. Il y a quelques années maintenant, en 2007, &lt;a href=&quot;http://www.presidentielle-2007.net/actualite/index.php/2005/10/06/22-google-bombing-sarkozy-iznogoud&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les internautes se sont amusés à faire du Google Bombing sur le nom de Sarkozy&lt;/a&gt;, en y associant le nom d'Iznogoud.&lt;br /&gt;
Si seuls les blogs socialistes s'y étaient mis, il y a des chances que ce serait passé plus ou moins inaperçu. Mais Sarkozy a beaucoup d'ennemis, à sa droite, comme à sa gauche. Une masse critique d'ennemis qui a fait pencher le moteur de recherche, pendant quelques semaines au moins, inversant les résultats de Google pour les requêtes &quot;Iznogood&quot; et &quot;Sarkozy&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous allez me dire qu'on ne fait pas une révolution avec du Google Bombing, et vous auriez raison. Mais cela montre la relative puissance du comportement individuel, au moins dans le monde virtuel. Je pense qu'il ne manque pas grand chose pour que cela se passe dans le monde réel. Les différentes &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Flash_mob&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;flash-mobs&lt;/a&gt; qui sont organisées ici et là me semblent être des premiers pas, même si ce ne sont pas (encore) des messages politiques qui sont véhiculés par ces évènements.&lt;br /&gt;
Je vois derrière tout ça un soupçon de désobéissance civile policée. C'est peut-être un peu mou du genou pour ceux qui attendent le &quot;grand soir&quot;. Mais ça me semble bien plus réaliste, moderne et efficace que du militantisme de base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense par ailleurs que ceux qui attendent sagement le moment pour sortir les fourches et descendre dans la rue, s'ils ne sont pas inactifs, leur action est bigrement inefficace jusque là.&lt;br /&gt;
Quand le comité de salut public nous dit &lt;em&gt;&quot;Et cultiver son jardin dans son coin en attendant les bouchers...très peu pour moi.&quot;&lt;/em&gt;, on en apprend finalement que très peu sur son engagement quotidien et ses solutions à lui.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les jeux de Noël</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/17/Les-jeux-de-No%C3%ABl</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Jan 2010 12:31:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux en ligne</category>
        <category>jeu</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un petit récap de mes dernières folies ludiques&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il y a longtemps qu'on n'a pas parlé de jeux de société ici. C'est le moment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&amp;amp;rub=detail&amp;amp;inf=detail&amp;amp;jeu=12076&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Elektro Manager&lt;/a&gt; est un jeu de Friedemann Friese, l'auteur du célèbre Funkenschlag (MegaWatts en français). Surfant sur le succès de ce dernier, les éditeurs ont cru bon de présenter Elektro Manager comme sa &quot;suite&quot;. En fait, cela n'a rien à voir.&lt;br /&gt;
À la tête d'une usine qui produit des bidules, vous devrez en cinq tours maximiser les profits. Un jeu capitaliste par excellence qui fera appel à vos facultés d'optimisation car les tours passent très vite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.trictrac.net/jeux/centre/imagerie/photos/11094_1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Photo&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.trictrac.net&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Tric Trac&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit d'acheter les machines et les lieux de stockage qui permettront de produire un maximum en maitrisant sa dépense énergétique. Les premières parties laissent un sentiment de jeu linéaire, où l'on est obligé de faire les actions dans un certain ordre. Lorsqu'on joue avec des joueurs habitués, la stratégie apparait et devient capitale. Et la partie ne dure que 45 minutes, ce qui permet de sortir le jeu plus souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&amp;amp;rub=detail&amp;amp;inf=detail&amp;amp;jeu=11994&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Linq&lt;/a&gt; est un jeu d'espionnage. Enfin, il faut un peu d'imagination... 2 espions reçoivent une carte avec une liste de mots dessus. Les autres joueurs reçoivent une carte contre-espion sans mot. Le but des espions est de retrouver leur partenaire. Les contre espions doivent les démasquer. Comment&amp;nbsp;? En retrouvant leur mot de passe commun. Chacun à leur tour, les joueurs vont prononcer un mot. Pour les espions, un mot en rapport avec celui qu'ils ont sur leur carte. Pour les autres, un mot qui va brouiller les pistes. Après deux tours de table, chaque joueur doit désigner les deux espions (selon lui). Et on compte les points en fonction de ça.&lt;br /&gt;
Un jeu bien plus fin qu'il n'y parait, où il va falloir déduire de l'attitude des autres et des mots qu'ils ont choisis l'identité des espions. Le jeu fait penser à un mélange de Dixit et de Petits meurtres et faits divers, en plus accessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&amp;amp;rub=detail&amp;amp;inf=detail&amp;amp;jeu=10753&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Zack &amp;amp; Pack&lt;/a&gt; aborde le thème du déménagement et l'épineux problème du chargement optimal du camion. Après avoir tiré au sort un chargement, un nombre de camions équivalent au nombre de joueur est tiré de la pile et posé face visible. Charge à chacun des joueurs de prendre le camion qui correspond le mieux à son chargement et le plus vite possible&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://casse-noisettes.be/shop/img/p/199-383-thickbox.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Photo&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://casse-noisettes.be&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Casse-noisettes.be&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque camion a ses propres caractéristiques, notamment une hauteur maxi à ne pas dépasser. Si l'on ne peut pas tout charger, ou s'il reste du vide dans le camion, cela coûte de l'argent. Le premier joueur ruiné a perdu et on compte alors l'argent de chacun pour déterminer le gagnant.&lt;br /&gt;
Le jeu gagne à être joué avec une ou deux variantes pour limiter l'impact du hasard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rallyman.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Rallyman&lt;/a&gt; est sans doute la plus grosse surprise ludique de ces derniers mois. Les jeux de course sur plateau étant généralement beaucoup trop dépendant du hasard (avec des lancés de dés incessants et peu contrôlables), ce jeu de rallye réalise la prouesse de rendre les jets de dés contrôlables et la course intéressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.leblogauto.com/wp-content/uploads/2009/12/mise-en-place.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Photo&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.leblogauto.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;leblogauto.fr&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque dé représente un rapport de votre Micro Rallye Car, et le plateau de jeu indique les rapports maximum pour franchir les virages/bosses qui y figurent. À son tour, le joueur a le droit de jouer chacun des dés une seule fois. Deux dés de &quot;gaz&quot; permettent de rester dans le même rapport que précédemment. Soit l'on joue les dés un par un, soit on les lance ensemble pour gagner des secondes (la &quot;grosse attaque&quot;). Les lancer ensemble présente en effet un risque, si 3 symboles &quot;Attention&quot; apparaissent, c'est la sortie de route assurée. À la fin de son tour, le joueur pioche une carte indiquant le rapport dans lequel il se trouve. Cette carte comporte un nombre de secondes inversement proportionnel à la vitesse (10s en 5ème, 50s en 1ère). À la fin de la spéciale, on additionne les temps indiqués sur toutes les cartes tirées, en retranchant les éventuelles secondes gagnées, pour connaitre le chrono de chaque joueur.&lt;br /&gt;
Il faut donc tirer le moins de cartes possibles (jouer le plus de dés possibles à chaque tour), et si possible tirer des cartes des rapports les plus élevés (et donc finir son tour sur un haut rapport). Tout cela en négociant au mieux sa trajectoire, évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.petitpeuple.fr/accueil/images/stories/jds/rallyman/vue_de_detail_rallyman.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Photo&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.petitpeuple.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;petitpeuple.fr&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vraiment un très bon jeu, très immersif, avec un superbe matériel, et une approche commerciale de l'auteur assez intéressante, puisqu'on peut trouver le jeu non seulement dans les magasins de jeux de société, mais aussi chez les spécialistes de tuning et de &lt;a href=&quot;http://www.peugeotsport-store.com/product.php?id_product=528&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;produits dérivés automobiles&lt;/a&gt;, ce qui devrait attirer quelques nouveaux joueurs dans le monde du jeu de société moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il me reste à tester l'extension de Container, reçue la semaine dernière. &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2008/03/16/423-container&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Container restant en tête&lt;/a&gt; de mon hitparade des jeux, cela devrait être un plaisir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>L'école des parents</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/16/L-%C3%A9cole-des-parents</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0a47e11e742877282b72bec440e9bdff</guid>
    <pubDate>Sat, 16 Jan 2010 11:33:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>famille</category><category>opinion</category><category>parents</category><category>société</category><category>vie quotidienne</category><category>éducation</category>    
    <description>&lt;p&gt;Vivement la récré&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avec trois numéros scolarisés et une &lt;a href=&quot;http://merome.net/blog/index.php?post/2006/01/24/180-ma-secretaire-particuliere&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;secrétaire particulière&lt;/a&gt; dans le métier, sans compter une vingtaine d'années passées sur les bancs d'école, j'ai un peu de légitimité pour parler de l'évolution du monde éducatif, telle que je la perçois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La mode, c'est de dire que les gosses de maintenant ne savent plus rien faire. Incapables de faire une dictée sans faute, de compter sans calculatrice, nuls en culture générale... Il paraît même qu'il y en a, en CM2, qui ne connaissent pas encore les départements avec les préfectures et les sous-préfectures. Vous rendez-vous compte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'école primaire, pas mal de choses ont changé depuis trente ans, époque à laquelle j'y entrais (la vache, dis comme ça, ça fout la trouille). Année après année, on a ajouté des matières, ou insisté sur leur importance dès l'école primaire. Le sport, l'informatique, l'anglais, ... Personnellement, je n'ai commencé ces matières qu'au collège. Mes trois numéros ont bien de l'avance sur moi dans ce domaine.&lt;br /&gt;
Il y a d'autres exemples qui figurent au programme, mais qui ne sont pas réalisés la plupart du temps, faute de temps disponible&amp;nbsp;: les premiers secours, l'introduction au code de la route...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même temps, les horaires ont été réduits, avec la suppression du samedi matin. Notez bien que je ne suis pas contre cette mesure qui me permet d'être réveillé par mes numéros à 7h30 le matin, au lieu d'être réveillé par le réveil à 7h35. C'est le luxe.&lt;br /&gt;
Mais comment faire entrer plus de matières dans moins de temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bulledair.com/everland/bd/blog/142.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://vidberg.blog.lemonde.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'actu en patates&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La dérive que je crois constater, c'est qu'une partie du travail qui était auparavant fait à l'école est maintenant assurée par les parents qui ont/prennent le temps de le faire.&lt;br /&gt;
Par exemple, Numéro 1 copie (quand il pense à les ramener) ses leçons de français à la maison. L'accord du participe passé avec avoir, c'est une photocopie qu'il recopie à la maison. Vous souvenez-vous d'avoir copié une leçon à la maison, vous&amp;nbsp;? Moi, non. Les devoirs étaient réduits à leur plus simple expression. Un ou deux exercices et puis basta.&lt;br /&gt;
Il n'est pas rare que l'on passe deux heures, le soir, pour boucler les devoirs de tout le monde. Je ne sais pas si on s'y prend mal. Mais je pense qu'on demande beaucoup aux parents, faute de temps pour tout aborder en classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'inconvénient de ce système, c'est qu'il est fortement inégalitaire.&lt;br /&gt;
Les parents qui n'ont pas des horaires adaptés, ou ceux qui n'ont pas forcément les compétences pour suivre la scolarité de leurs enfants sont largement pénalisés.&lt;br /&gt;
L'effet de bord pour les parents, c'est que c'est sur eux que retombe la responsabilité de la leçon mal comprise ou mal abordée. Et cela a tendance à déresponsabiliser les enfants. C'est nous qui échouons les évaluations, et bientôt nous, parents, qui allons redoubler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant, je pense que tout le monde est de bonne foi, dans cette histoire. Les enseignants font ce qu'ils peuvent, le ministre essaie de faire évoluer l'école au rythme de la société (par exemple&amp;nbsp;: c'est évident qu'il est nécessaire de faire de l'informatique aujourd'hui), les élèves et leurs parents s'adaptent...&lt;br /&gt;
Mais à un moment donné, il faut accepter les conséquences de tout cela. La baisse de niveau en français et en culture générale sont des effets directs de ces évolutions forcées.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La politique n'existe plus</title>
    <link>http://merome.net/blog/index.php?post/2010/01/14/La-politique-n-existe-plus</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 15:44:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Merome</dc:creator>
        <category>Jeux de société</category>
        <category>débat</category><category>opinion</category><category>politique</category><category>société</category>    
    <description>&lt;p&gt;On a perdu sa trace depuis bien longtemps&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vous vous inquiétez sans doute de lire de moins en moins d'articles politiques sur ce blog, c'est gentil de votre part, mais je vais vous expliquer&amp;nbsp;: je suis blasé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense que la politique n'existe plus. Elle est morte bien avant Philippe Séguin, abandonnée par les politiciens eux-mêmes qui lui ont préféré la célébrité et l'argent. Pas un homme, pas une femme, à droite ou à gauche, qui ne fasse vibrer l'électorat. Tous arrivent avec le même schéma de pensée, en utilisant les mêmes ficelles et en commettant les mêmes erreurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La politique n'existe plus, sujet déserté par les médias.Cherchez la rubrique &quot;politique&quot; de &lt;a href=&quot;http://news.google.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google Actu&lt;/a&gt; (y en a pas). Les médias traditionnels n'en ont gardé que le nom&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-823448,1-0,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la page politique de lemonde.fr&lt;/a&gt; à l'heure où j'écris ce billet parle de croissance, d'économie, ou des gesticulations égocentrées des politiciens eux-mêmes, &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/politiques,11&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;celle de Libération&lt;/a&gt; consacre la plupart de l'espace au débat sur l'identité national dont tout le monde se branle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La politique n'existe plus depuis que la démocratie est devenue si moderne et perfectionnée qu'elle peut se permettre de s'asseoir sur les résultats des urnes. Après le TCE en 2005, il y a eu plein d'autres exemples dont les plus récents&amp;nbsp;: Hadopi rejeté, mais revoté, la taxe carbone déclarée inconstitutionnelle mais dont on nous promet une autre version rapidement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La politique n'existe plus parce que les intérêts économiques priment maintenant sur ceux des peuples. On n'entend plus parler du réchauffement climatique qui fera sans doute plus de victimes que les malheureux Haïtiens dans les prochaines années. Copenhague est redevenue une ville danoise parmi d'autres et pas plus nos émissions de CO2 que notre consommation effrénée de ressources ne sont remises en cause. Encore moins le modèle de développement désastreux qui nous a mené jusque là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La politique n'existe plus pendant les soldes, ni pendant les fêtes de Noël. On n'a pas le temps de s'en occuper quand on bosse et on a autre chose à foutre à la maison. Les inégalités nous sont égales tant que nous sommes supérieurs aux autres.&lt;br /&gt;
Lorsque le &quot;système&quot; cherche dans la population une nouvelle victime à mettre au chômage ou même simplement à la diète, pour l'enrichissement et le soi-disant bonheur de tous les autres, chacun de nous baisse les yeux au lieu d'affronter son regard cynique.&lt;br /&gt;
Misérables pions sur un échiquier trop grand pour nous, chacun de nos actes, chacun de nos immobilismes, participent à la déshumanisation de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La politique n'existe plus car nous pensons d'abord à défendre notre pré carré. Individualistes forcenés, plus aucun combat collectif ne pourra être mené. Inutile d'espérer une révolution, ou même simplement un changement, il faudrait que cela puisse se faire depuis notre canapé, devant la télé, en tapant &quot;2&quot; sur notre téléphone portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous trouvez ça pessimiste&amp;nbsp;? Pas moi. Derrière les individus égoïstes que nous sommes tous, il y a des richesses insoupçonnées. Il y a tout ce qui échappe à la société, aux médias et aux politiciens. Les échanges de biens et de services gratuits. Les produits du terroir de bien meilleure qualité. Les tartes aux pommes de la grand-mère, sans crème ni gélatine qui brille sous les néons des commerçants. Il y a toutes ces idées et cette culture qui circule librement (encore) sur internet. Les logiciels libres, wikipédia, les blogs, les forums...&lt;br /&gt;
Nous n'avons besoin de personne pour changer le monde qui nous entoure. Il suffit de commencer par changer soi-même. Proposer autre chose. Un idéal individuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être que la politique n'existe plus parce que nous n'avons plus besoin d'elle&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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