C'est une sorte de résistance au changement qui nous concerne tous à divers degrés et selon les domaines. Mais plus particulièrement en matières politique et sociale, la proposition d'un changement un peu important essuie immédiatement des levées de boucliers, même dans les rangs de ceux qui ne contestent pas le problème qu'il est censé réglé.
On s'attache toujours trop à ce que l'on connait, même quand ça ne marche pas ou plus. La catastrophe nucléaire du Japon devrait nous enseigner une extrême prudence quant à l'utilisation de l'atome pour produire de l'énergie. Mais quand quelqu'un le dit, il se fait immédiatement rétorquer que ses propositions ne sont pas réalistes. Le revenu de vie dont on entend parler partout sur le web reçoit le même accueil. Et c'est la même chose pour la décroissance, même si tout le monde sait aujourd'hui que le mode de vie actuel n'est pas tenable.
Ce n'est malheureusement pas nouveau : déjà en 1936, les congés payés étaient une hérésie totale.
Grâce à cet immobilisme, l'oligarchie nous la met bien profond à la moindre occasion en jouant sur la peur.